RADE DE CHERBOURG.
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succès a seul déterminé l’entreprise de Cherbourg, me réservantd’entrer dans de plus grands détails lorsque je ferai une descriptionexacte des cônes. Dans le cours de cette expérience, il se présentaun grand nombre d’obstacles à surmonter. Les- tempêtes des 7 et18 août, celle du 16 au 1 8 septembre, l’ouragan du 19 octobre,celui du 5 novembre 1782 dérangèrent considérablement les tra-vaux. Un des grands avantages du port du Havre , celui deconserver le plein de la mer pendant plus de deux heures, tandisqu’elle ne reste étale que dix minutes dans tous les autres ports dela Manche, devint pour mon opération un inconvénient grave,en ce qu’il diminuoit le temps dont on auroit pu disposer pour lestravaux. Ces tempêtes qui survinrent ne me permirent de disposerque de trente-six marées par mois, au lieu de soixante que j’yaurois employées dans un temps ordinaire. Ainsi, depuis le i er juilletjusqu’au 3 o octobre, je n’ai eu que cinquante-huit journées effec-tives, dont la durée moyenne n’étoit que de dix heures. Malgré cesdifficultés bien prévues, je n’avois point hésité sur le choix de l’em-placement qui étoit tel qu’il devoit être j car il étoit nécessaire quela mer y montât de 1 4 à 1 5 pieds dans les vives eaux, afin de seconderles moyens que je me proposois d’employer pour le flottage.
Le poids total de la caisse dont je faisois l’expérience, avoit ététrouvé de 555 milliers : en le comparant avec celui du volumed’eau qu’elle devoit déplacer, j’avois reconnu que la mer en suppor-teroit 1 85 milliers, et qu’afin d’opérer la flottaison, je ne devoisavoir recours à des moyens secondaires que pour un poids de 3 7 o mil-liers. La construction de cette caisse se trouvant portée au pointqu’il étoit à désirer, je m’occupai des dispositions nécessaires pourson flottage et sa remorque.
MM. d’Harcourt et de BeuVron , Commandans de la Province deNormandie, ayant été prévenus par M. de Castries, se rendirent,