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Tome second.
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2Ç4 RADE DE CHERBOURG.

flotter. Ainsi, j’ai dû avoir recours à d’autres moyens que des

mortoises et des tenons ordinaires.

J’ai jugé premièrement que des boulons de fer fixés soit avecdes écrous, soit avec des clavettes , suivant la nature de leursfonctions , dévoient tenir lieu de tous les assemblages usités ; secon-dement , qu’une caisse composée de 9 o montans formant chacunl’apothême du cône, et de 3 o cours circulaires de moises doubleset simples, distribués sur la hauteur, devoit avoir la faculté decéder au choc des vagues, et de se rétablir ensuite par son élasti-cité, sans aucun danger de rupture, ses assemblages formant autantd’articulations ou charnières. *"■

Il entre dans la construction d’une caisse 24,000 pieds cubesde bois de chêne ou de hêtre dont le poids moyen, évalué à 66 livrespar pied cube, s’élève au total à 1,684,000 livres. Une caisse plon-gée déplace conséquemment 24,000 pieds cubes d’eau, pesantchacun 73 livres, et en total 1,762,000 livres5 d’où il suit quechaque pied cube d’eau agit sur chaque pied cube de bois avec uneforce de 7 livres , et qu’ainsi il reste à l’eau un excédant de 1 6 8 mil-liers sur la force statique de la caisse vide.

Par la disposition des assemblages, il entre dans chaque caisse5 , 34 o boulons de fer dont le poids de 90 milliers ajouté aupremier poids total de 1,584 milliers, ne forme qu’une massede 1,674 milliers, trop foible de 78 milliers pour se trouver enéquilibre avec l’eau déplacée.

La différence qui existe entre la force des bois et leur poids, m’aengagé à faire des expériences suivies, afin de connoître les dimen-sions, la quantité et le poids des boulons nécessaires pour donnerà la caisse une si grande force de résistance, qu’elle ne puisse êtredétruite que par le déchirement total de la charpente. C’est d’aprèsles résultats que j’ai donné aux boulons en fer les dimensions suivantes.