RADE DE CHERBOURG. 198
de son poids de‘9.6 millions (1) cet effort que la mer fait pour le sou-lever , dans cette supposition la plus défavorable, on trouvoit qu’ilconservoit encore une force statique d’un excédent de 64,46 4 ,ooolivres au-delà de l’équilibre, pour résister à la mer pendant les tem-pêtes : mais, comme les plus grosses vagues n’exercent leur actionqu’à une profondeur de 14 à 1 5 pieds , je prévoyois que la mern’attaqueroit jamais que la partie supérieure du cône qui, par samaçonnerie en pierre de taille, sa forme circulaire et son talus,auroit de puissans moyens de résistance.
Lorsque la mer est basse , la stabilité du cône devient beaucoupplus grande. Comme il ne plonge alors que de 3 6 pieds , il ne déplaceplus que 1,400 toises cubes d’eau. Sa masse de 96 millions restanttoujours la même, son excédent de poids est alors équivalent à73,924,800 livres.
Charpente de la caisse.
Plan c he s XXII, XXIII, XXIV et XXV.
208. Après avoir fait ces premiers calculs, j’ai bien prévuqu’avant de lancer une caisse à la mer, je devois la mettre en étatde soutenir tous les efforts de cet élément, en attendant qu’elle eûtacquis, comme je l’ai dit, toute sa force statique par la masse depierres qu’elle devoit contenir. Il falloit la construire de manièrequ’elle décomposât, pour ainsi dire, par son élasticité , les efforts quele fluide feroit contre elle. Des assemblages ordinaires, solidementemboîtés, ne pou voient remplir cet objet, ni résister aux secoussesproduites par l’échappement des tonnes que je destinois à la faire
<0 On
verra ci-après le détail de la pesanteur de cette masse.
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