RADE DE CHERBOURG. 2^
au rabais. Il devint donc indispensable d’établir et de diriger, parrégie et au compte du Gouvernement, les premiers travaux pour lacharpente des caisses, ainsi que les expériences relatives à l’extrac-tion de la pierre, à son transport sur le rivage, au chargement desnavires, au versement de la pierre en mer, et autres manœuvresinconnues jusqu’alors.
Indépendamment de ces travaux, il fallut s’occuper de la cons-truction des bâtimens civils et établissemens nécessaires pour recevoirplus de 2,000 soldats et travailleurs de tous genres. Il étoit urgentde préparer des logemens pour les Commandans et les principauxOfficiers des corps ; de construire deux corps de caserne en état decontenir chacun 600 hommes 5 une boulangerie générale, des maga-sins de la Marine et des vivres j un mur d’enceinte pour renfermerles chantiers et les bois 5 un parc d’artillerie de terre j des routes decommunication pour les forts du Hommet et de Querqueville $ defaire creuser au Becquet ( 1 ) , situé à une lieue à l’est de Cherbourg,un petit port d’embarquement capable de contenir 8 0 navires pourtransporter la pierre en mer 5 enfin d’établir un-hôpital provisoirepour 3 00 malades. Tous ces objets formoient plus de quaranteadjudications particulières.
1 Premiers travaux à la mer.
228. Là fin de la campagne de 1783 approchant, M. d’Har-court, satisfait de l’essai du flottage de la première caisse fait sousses yeux le 10 septembre, se détermina, suivant l’avis du Comité,a la faire replacer sur ses chantiers, et proposa au Ministre d’enremettre la remorque et l’immersion au printemps de 1 7 84* Il lui
0) Voyez a la fin l’article séparé sur l’ambarcadaire du Becquet.
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