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Tome second.
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RADE DE CHERBOURG. 2,55

hauteur relative aux sondes données par M. de la Bretonniere en1783, c’est-à-dire, en fixant le seuil de l’entrée au niveau desbasses mers. J’observai qu’au moment de l’immersion, à bassemer, la caisse pouvoit bien, par son poids, vaincre l’effort del’eau, mais qu’à la mer montante elle couroit risque d’être soulevée.En conséquence , j’ai cru devoir proposer de la charger , comme jel’ai dit, avant la remorque, d’un lest de 180,000 livres de pierres,en augmentant le nombre de tonnes pour soutenir cet excédant depoids. Le comité étant de mon avis, me témoigna confiance etencouragement.

23 1. Je vais maintenant détailler les recherches que j’ai faites ,i°. sur le poids de la totalité du système flottant d’une grandecaisse; 2 0 . sur la position de sa ligne de flottaison, relativement à lahauteur du métacentre ; 3 °. sur l’effort des tonnes et des cables;4°. enfin sur la pression qu’elle devoit faire sur le fond du terrain ,au moyen des 1 80,000 livres de lest dont elle devoit être chargéeavant son départ (1).

La caisse conique pesoit, comme je l’ai dit, compris les fers, lestonnes disposées pour le flottage , les agrès et son lest en pierre,2,000,000 livres.

Ce système ne pouvoit flotter qu’en déplaçant un volume d’eauégal à son poids, c’est-à-dire, 27,397 pieds cubes, le pied cubed’eau de mer étant évalué à 7 3 livres.

(1) Cette première opération devant servir d’expérience pour toutes celles qü’onToudioit faire dans la suite , j’ai pensé qu’il étoit utile d’entrer dans le détail desprincipales dispositions qui ont eu lieu pour la remoi’que et l’immersion, les expé-riences laites au Havre en 1782 n’étant qu’un simple aperçu de celle-ci.