26 4 RADE DE CHERBOURG,
beaucoup près proportionnée à la vitesse de notre marche, M. leCommandant ordonna de les faire servir de retenue j en consé-quence son câble fut frappé sur l’ai'rière de la caisse. Les canon-nières garnies ensemble de 2 32 avirons, continuèrent seules laremorque. A une heure cinq minutes , étant arrivés au 3 e ponton,le vent continuant à fraîchir, le Commandant ordonna à une descanonnières de carguer ses voiles. Comme je voulois aussi éviterle refoulement d’eau qui pouvoit se faire en avant de la caisse, jefis détacher quelques tonnes qui formoient un excédant de forces.
A trois heures un quart, la caisse approchant de son pointd’échouage, les Ingénieurs, placés sur la galerie , disposèrentleurs ouvriers pour exécuter les manœuvres nécessaires. L’ordreque j’avois établi étoit que chaque coupure des câbles qui atta-?choient les tonnes, se feroit à des points diamétralement opposés,et n’auroit lieu qu’après trois signaux de ma part. Un pavillon blancétoit le signal de préparation j un pavillon bleu hissé du cône annon-çoit que les dispositions étoient faites, et un pavillon rouge levé demon bord déterminoit l’instant de la chute des couteaux sur lescâbles d’attaches des tonnes.
A trois heures et demie, la caisse marchant toujours, M. de kBretonniere fixa le point de l’échouage. A trois heures trois quarts,les Ingénieurs placés sur la galerie s’étant trouvés dans l’alignementreperé sur l’île Pelée, on fît jeter les quatre ancres et amarrerles retenues pour s’y maintenir. Je signalai alors l’échouage, qws’exécuta parfaitement jusqu’à r8 pieds de profondeur parlasépa-*ration de 2 2 tonnes ( x ).
(1) On reconnut alors combien les cordages imbibés d’eau acquièrent de durete, carmalgré la force des tonnes agissant avec 24,000 livres sur leurs câbles d’attache ed epoids de 4° livres de chaque couteau , on étoit obligé de donner deux percussions p oUt}es couper,