RADE DE CHERBOURG.
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Après plusieurs moyens, employés sans succès pendant plusd’une heure et demie pour dégager le cable, M. de la Bretonnierese détermina à le faire couper. Il en fit frapper un autre après Pan-neau de la patte d’oie, et la caisse continua sa marche (1). A onzeheures dix minutes la patte d’oie s’étant engagée sous la caisse,on la coupa toui-à-fait, et le grand cable de hallage fut frappétout simplement à un anneau de la ceinture de flottaison.
A midi on dépassa le premier ponton. Alors les canonnièresayant mis à la voile, donnèrent à la caisse une si grande vitesse , queM. le Commandant, jugeant convenable de la modérer, fît passerà l’arrière quatre chasse-marées chargés chacun d’environ Bo ton-neaux de pierres destinées pour le remplissage des caisses. Cesbâtimens carguèrent leurs voiles, et ayant jeté leurs ancres qu’onavoit embarquées en cas de besoin , ils s’amarrèrent à la ceinture deflottaison.
A midi et demi le vent fraîchissant, les canonnières étant tou-jours à la voile, elle n’en continua pas moins sa marche horizon-talement et sans tangage ; de sorte que M. de la Br-etonniere, dansle canot duquel j’avois toujours été avec M. Hubert, nous en marqua,a plusieurs reprises, son étonnement, et me complimenta pour lapremière fois sur la facilité avec laquelle on arrêtoit et on accéléroitla marche d’une machine qui embrassoit à sa base plus d’un demi-arpent superficiel5 sur celle avec laquelle elle franchissoit les vagues,au moyen des tonnes qui, par leur oscillation, en amortissoient lesefforts.
A midi 40 minutes, nous étions à la hauteur du 2 e ponton jla promptitude du service de son cabestan n’étant pas encore à
(1) On verra dans la suite combien par P expérience on a siopérations de la remorque.
plifié et perfectionné les