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Tome second.
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266 RADE DE CHERBOURG,

remit alors parfaitement de niveau etjcontinua de descendre, jusqu’àce qu’un léger contact sur le fond de la rade , senti en même tempsdans toute la circonférence , fit connoître que son échouage étoiteffectue. Les cris de joie déplus de 2,000 individus succédèrentbientôt aux premiers mouvemens d’inquiétude, et plusieurs coupsde canon, tirés de la rade par ordre de M. de Montbart, annon-cèrent à toute la ville la fin de cette première opération.

MM. de Beuvron et son fils, le comte d’Harcourt et un grandnombre d’officiers montèrent sur la galerie (1). On s’occupa, le restedu jour et les suivans, à retirer les tonnes de l’intérieur, ainsi queles haches avec lesquelles les attaches avoient été coupées, et onles ramena à terre.

On remarqua pendant la basse mer, au moyen des quatre montansgradués et diamétralement opposés sur la caisse conique , que nousn’avions que 32 pieds d’eau du côté de terre, et 3 3 du côté du large,eu égard à la pente du fond 5 tandis que par les sondes que M. leCommandant de la Marine avoit annoncées, et qu’il n’avoit pasvoulu me laisser vérifier , on devoit en avoir 42. On jugea dès-

(1) Plusieurs ingénieurs des Ponts et Chaussées, non attachés aux travaux de la rade,ayant suivi la remorque dans un canot, voulurent rejoindre M. de Beuvron qui étoitdéjà sur la caisse , et firent cingler leur canot avec tant de précipitation, qu’ils se por-tèrent sur un point où l’on coupoit les attaches de la dernière tonne extérieure plon-gée de 3 a pieds. Cette tonne s’élevant du fond de l’eau jusqu’à îa pieds au-dessus duniveau de la nier, prit le canot par dessous et le brisa en deux parties : mais l'équipagefut sauvé. En réfléchissant sur la force d’ascension de ces dernières tonnes , on trouveque, comme elles occupoient dans l’eau chacune environ 3aa pieds cubes , elles déph-çoient, en s’élevant, une colonne de io, 3 o 4 pieds cubes d’eau , équivalant à une forcede ySa, 19a livres qui, par l’effet de leur vitesse accélérée, les portoit encore à 12 eti 5 pieds au - dessus du niveau de la mer. On conçoit de quels avantages elles pou 1 'roient être dans les ports: aussi MM. de Fleurieu et de Borda désiroient - ils qu’ oneût de pareilles tonnes en i-ésërve dans les grands ports pour soulever des navH eséchoués.