RADE DE CHERBOURG.
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ligne de cônes terminés par une maçonnerie excédant de 8 pieds lesplus hautes mers. M. d’Harcourt fit observer ensuite les dispositionsmilitaires pour la défense de la côte qui éioit liée avec les forcesde la rade.
Cet examen fut suivi du détail des opérations faites pour la cons-truction des caisses coniques $ la remorque à une lieue en mer, etl’immersion en 3 o minutes de temps, à des profondeurs d’eau de4 o et 5 o pieds ; ce qui intéressa vivement le Roi et son Conseil.Cette audience , d’environ une heure, se termina par un ordre donnéà M. le Contrôleur général, de prendre des arrangemens pour que lesfonds ordonnés fussent remis régulièrement.
Sa Majesté me donna ensuite de nouvelles marques d’encoura-gement en m’assurant qu’elle se reposoit entièrement sur mon zèle,celui de MM. les Commandans et des Ingénieurs mes coopérateurs.
249- Les Ingénieurs des Ponts et Chaussées s’étant aperçus queles maîtres, les conducteurs d’équipages et les propriétaires desnavires, mettoient beaucoup de négligence dans la fourniture et lajauge de la pierre $ qu’il arrivoit même que, sous prétexte de grostemps, on jetoit une partie du chargement à la mer j de sorte que lecube réel de la pierre versée dans les cônes ou sur les digues, auprix de 4 2 Üv., présentoit une différence très-sensible avec celuiqui étoit passé en compte, et très-préjudiciable aux intérêts de l’Etat,je fis connoître à M. le Commandant général la nécessité d’établirun réglement sur la fourniture et le versement des pierres en rade.J a crois utile de le donner ici pour servir de modèle aux Ingénieursqui pourroient être chargés d’une opération semblable.