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Tome second.
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RADE DE CHERBOURG. 2 ÿ 5

la diminuer. M. de la Bretonniere fut consulté ; il jugea qu’on pou-voit placer de ce côté un cône à 5 o toises du premier, et ne donnerà la.passe qu’une largeur de 5 3 a toises qu’il croyoit suffisante pourl’entrée et la sortie des escadres.

En conséquence, je reçus de M. d’Harcourt l’ordre de faire établirune plate-forme de charpente sur le premier cône immergé le 6 juin1784? de former un parapet de 3 pieds de hauteur sur toute lacirconférence 5 d’y faire monter une tente ; enfin de disposer tousles accessoires nécessaires pour y recevoir la Cour : sur ce pointqui étoit le plus favorable pour voir l’immersion de la caisse (1).

Ces dispositions furent faites en deux jours. Les Ingénieurs desPonts et Chaussées déployèrent la plus grande activité pour mettrela ç e caisse en état de flotter 5 je fis faire un escalier de 56 marchesde 9 pieds de largeur, que l’on plaça sur le rampant du cône pourfaciliter l’accès de la plate-forme élevée d’environ 2 8 pieds au-dessus de la basse-mer.

2 53 . Le Roi ne se rendit à Cherbourg qu’à minuit, le 22 juinx786. J’avois prévenu M. d’Harcourt que le lendemain, avant sixheures du matin, la mer seroit assez haute pour mettre la caisse àflot, et qu’il falloit en instruire le Roi. Dès le soir même l’ordrefut donné pour que tout fût prêt à quatre heures. Le jour suivant(2 3 ), à cinq heures du matin, le Roi, accompagné de sa Cour, entra

(1) Ce 1er cône étoit en mer depuis deux ans. Je fis placer depuis, sur son sommet,Une pierre de Portland, de la plus belle carrière de l’Angleterre, portant une inscrip-tion (pù rappeloit la résidence que ce Monarque y ayoit faite avec toute sa Cour.Comme ce cône servoit de balise pour l’entrée et la sortie de la rade, il ne fut pascompris au nombre de ceux dont on ordonna dans la suite la démolition ; il résista,sans aucun entretien, aux efforts de la mer jusqu’en 1799. On auroit pu , en attendant1 exhaussement en pierres de taille, en conserver la charpente moyennant une somme<; l Ul > d’après l’expérience, n’auroit pas excédé 720 liv. par année. -