RADE DE CHERBOURG.
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inébranlables (1). Ainsi il eût été possible au bout d’un an, d’éle-ver sur ce premier massif, jusqu’à 8 pieds au-dessus des plushautes mers, un revêtement circulaire de 6 pieds d’épaisseur ,avec des pierres de granit, et le mortier de pozzolane que leMinistre de la Marine s’étoit empressé de faire venir de Toulon ,et dont j’avois déjà fait l’expérience, avec le plus grand succès , surle cône, n°. i , dans l’ordre d’écliouement (2) ; il est donc prouvéque cette maçonnerie devant rester protégée pendant quelques annéespar la charpente supérieure des caisses, ( la caisse n°. 9 l’a étépendant l’espace de dix années ) on eût pu exécuter ainsi le cou-ronnement de Jous les cônes.
Je m’interdis toute espèce d’observations sur le système desdigues à pierres perdues, proposé dans le principe , généralementrejeté, et cependant suivi depuis 1790. C’est au temps seul qu’ilappartient de faire juger de cet ouvrage abandonné à l’impétuositéde la mer. Je n’examinerai point le temps et la dépense que doitexiger son exécution: je remarquerai seulement que ni l’expérience,ni la théorie n’ont pu apprendre aux auteurs de ce système qu’ilsparviendroient à surmonter les efforts de la mer, en ne lui opposant
(1) Quelques personnes prétendirent alors que les pierres agitées dans les cônes parl’effet des vagues, s’échappoient par le bas et les côtés ; elles ignoroient sans doute queles 50 montans des caisses sont fichés de 4 pieds au moins dans le fond de la radejusqu’à la ire moise de ceinture , et que les plus grands vides entre les montans de lacirconférence ne sont que de 4 pouces. Ainsi donc, polir que les cônes pussent se vider,il faudrait supposer le remplissage fait avec des pierres de 3 pouces de grosseur. Il estinconcevable que des assertions aussi peu réfléchiès aient pu trouver quelque crédit.
(2) Au Comité du 2,5 octobre 1790, tenu à Paris chez M. de Beuvron, MM. de Borda,de la Bretonnière , de la Milière, Meunier, Pitrou, Ferregeau et Desfougères , présensau Conseil, assurèrent, ainsi que M. Deshayes, ordonnateur de la Marine, que lesMocs de maçonnerie de béton de pozzolane que j’avois fait faire sur le cône n° 1,offraient une dureté aussi grande cpie celle des schistes et granits versés en rade.
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