XLVI
TRÉrACE.
Et en voici un autre : « Moi, c’est un autre; unautre, c’est moi : voilà la démocratie. »
Et encore : « Il y a en France sept millions d'hom-mes qui demandentFaumône et douze millions horsd'ctat de la faire. »
« La noblesse est un intermediaire entre le roi etle peuple comme le chien de chasse entre le chas-seur et les lièvres. »
Et enfin : « Il faut recommencer la société hu-maine, comme Bacon disait qu’il faut recommencerl'entendement humain. »
Mais ce fut lui qui, voyant la Révolution prendreun caractère qui révoltait sa raison, et son cœur plusencore que sa raison, disait :
« Prenons garde! nous ne sommes que des Fran-çais, et nous voulons être des Romains. »
« Grands et petits, on a beau faire, il faut toujoursse dire comme le fiacre aux courtisanes dans leMoulin de Javelle : « Vous autres et nous autres,«nous ne pouvons nous passer les uns des autres. «« 11 semble que la plupart des députés à l’Assem-blée nationale n’aient détruit les préjugés que pourles prendre, comme les gens qui n’abattent un édi-fice que pour s’approprier les décombres. »Entendant déplorer l’indifférence du public pourles chefs-d’œuvre de la scène tragique, il l'expliquapar ces mots : « La tragédie ne fait plus d’effet de-puis qu’elle court les rues. »
Il dit de Barrère, à la naissance de son pouvoir :
« C’est un brave homme que ce Barrère : il vienttoujours au secours du plus fort; » et de Pachc, àun des amis de celui-ci : «C’est un ange que votrePachc; mais, à sa place,je rendrais mes comptes. »
11 traduisait ces mots : la fraternité ou lamort, qu’il s’indignait de voir accoler sur les mo-