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ALBICI.

ALBIGEOIS.

ALBIGEOIS.

juillet, 5 sepl., 18 oct., 23 nov., 21 dcc. et4' mercredi de careme.

L’arrond. d’Albi renferme 8 eantons : Al-ban, Albi, Moneslies, Pampelonne, Realmont,Valderies, Valence et Villefrancbe.—A 72 k.de Toulouse, 681 k. de Paris pour la taxe deslettres et les frais de poste. Lat. N. 43" 55' 46",long. O. 0° 11' 42".

Biographie. Albi est le lieu de naissancede plusieurs personnages celebres, dont lesprincipaux sont : le conventionnel Campmas.

M m 'BALARD,poete, auleur de I’ Amour ma-ternel, poeme eil iv cliants, in-18, 1811, etde plusieurs poesies couronnees par l’academiedes Jeux floraux.

L’infortune clief d’escadre Lapeyrotjse, undes plus grands liommes de mer que la Franceait produits; sa statue en bronze a ete erigeeen 1844 sur une des places d’Albi.

Le general Ddgüa , mort au champ d’hon-neur.

Le general d’HAtrrroiii.T, mort des blessu-rcs recues ä la bataille d’Eylau, etc.Bibliographie. * Notice historique et des-criptive surl'eglise metropolilaine de Ste-Cecile d’Albi, suivie de la biographie deseveques et archeveques tf Albi, desevequesde Castros et de Lavaur, par M. H. C.in-8, 1841.

ALBI (St-), vg. Tarn , comm. d’Aiguefonde,Ede Mazamet.

AI.BIAC, vg. H.-Garnnnc (Rouergue), arr.et ä 22 k. de Villefrancbe, cant. etde Ca-raman. Pop. 252 b.

AI.BIAC, vg. Lot (Qucrcv), arr. et ä 29 k.de Figeac, cant. de la Capelle-Marival, 3 deGramat. Pop. 244 h.

ALBIACIIE-COMTE, h. Aveyron, comm.de Ste-Genevieve, Ede la Guiole.

ALMAS, bg Tarn-et-Garonne (Quercy),arr. et ä 12 k. de Montauban, cant. de Negre-pelisse, Kde Realville. Pop. 1,257 h.

Ce bourg consisle principalement en une fortbelle rue, que traverse la grande route. II estbäti ä peu de distance de la rive gauche de l’A-veyron, que l’on passe sur un beau pont enpierre de taille de constrnction recente. Albiasfut pris en 1621 par les catlioliques, apres unevigoureuse resistance : le commandant de laplace, les consuls et vingt des principaux bour-geois furent pendus; les autres furent mis äranqon, et cenx qui ne purent la payer furentlies de cordes et envoyes servir de pionniers ausiege de Montauban. Albias fut pille et brdle ;il n’y eut que les fdles et les femtnes qui furentsauvees.

ALBICI, peuples de la troisieme Viennoise,qui, du temps de Cesar, etaient allies des Mar-«eillais, et leur aiderent ä soutenir le siege queCesar avait mis devant Marseille, pendant lesguerres civiles entre Cesar et Pompce, duquelPompee Marseille soutenait les intcröts. Cospeuples orenpaient le pays de l’ancien evechede Riez en Provence. L’on croit meine que leurnom est reste ä un des villages de ce diocese,que l’on appelle Albiosc. V. Walckenaer,Geographie des Gaules, t.t,p. 61,185, 256.

ALÜ1KUES, vg. Aude (Languedoc), arr. eta 57 k. de Carcassonne, cant. de Mouthoumet,13 de Davejean. Pop. 305 h.

ALB1ES, vg. Ariege (comte de Foix), arr.etä 27 k. de Foix,c.etlSdesCabanes. P. 461 h.

ALBIGA (lat. 44”, long. 20°). « CivitasAlbiensium est au nombre des villes de l’Aqui-laine premiere, dans la Notice des provincesde la Gaule. II estmention des CataphractariiAlbigentes dans la Notice des dignites del’empire, et dans une inscription rapportee parGoltzius. Ainsi nous n’avons pas de notionconcernant Albi, que l’on Sache positivementitre anterieure ä la fin du iv' siede, ou aucommencement du v'. La maniere d’ecrire Al-biga, plutöt qu’Albia, s’est conservee dans lenom de XAlbigeois. II y a tonte apparencequece territoire avait dependu des Uulcui, eoimmlon peilt le voir äl’article Rutcni provincinies.»D’Anville. Notice de l’ancienne Gaule, p. 45.

ALBIGEOIS, Albigensis Ager, AquilaniAlbigenses, pays de l’ancienne Gaule , dontAlbi etait le chef-lieu. L’Albigeois etait com-pris dans la partie septentrionale du ci-devanthaut Languedoc, qui forme acluellement le de-partemeul du Tarn. Sous les Romains, il faisaitpartie de la premiere Aquitaine, et, apres lachule de l’empire, il fut soumis aux Visigollis.Plus tard, il passa sous la domination des Francs,et subit toutes les revolutions qui signalerentle regne des Mcrovingiens. Ce pays passa en-suite aux comtes de Toulouse en 972, aux vi-comtes de Beziers vers le milieu du xi e siede,aux comtes de Carcassonne au commencementdu xn“ siede. Apres la guerre des Albigeois, ilfut donne ä Simon de Montfort qui l’avait con-quis. Amaury, son fils,ceda, l’an 1226, tous sesdroits ä Louis VIII, dont le fils, saint Louis,obtint la cession du comte Trincavel, et en fitla rcunion h la couronne. L’Albigeois renfer-mait un archeveche, celui d’Albi, et un eve-che, celui de Castres. Le preinier fut erige enarcheveche l’an 1676 ; son diocese avait 60 k.de long sur 45 k. de large et 48 k. de Circuit. Ony comptait 327 paroisscs et 2 abbayes, et rap-portaitä son archeveque 120,000 liv. Levöchcde Castres, crige l’an 1332, rapportait 30,000liv. Son diocese s’etendait a 50 k. de long sur36 de large et 100 de Circuit. On y comptait100 paroisses et 2 abbayes.

Les armes de 1’Albigeois etaient : degueules a la croix videe et clecheeponcetcedior de douze pieces.

Apres les croisades, ce pays, jusqu’alorspeu connu dans l’histoire, acquit une siuistrerenommee. Unriche ncgociantdeLyon, Pierrede Vaux, apres avoir distribue sa fortune auxpauvres, s’erigea en reformateur des moiurs,et prteha d’abord contre l’irrcligion et la de-bauche, contre les dissolutions du clerge et lesabus de la disciplineecclcsiaslique. Bientöt, at-taquant le dogme, de Vaux (ou ses successcurs)pröcha une doctrine analogue en tous poinls äcelle de Luther et de Calvin. De Lyon et desenvirons, l’esprit d’innovation et de mysli-cisme se repandit dans la Provence et le Lan-guedoc, au commencement du xtii' siede. Ai-

lant heaucoup plus loin que les premiers vau-dois, les nouveaux sectaires enseignaient quela loi du Christ avait ete abolie par celle duSaiu l-Espri t.—Connus d’abordsouslenomd’he-retiques de la Provence, ces religionnaires, lefurent plus tard sous celui d’Alhigeois, parceque les premiers soldats de la croix qui les com-battirent furent envoyes contre Raymoud-Ro-ger, vicomte d’Alhi et de Beziers. Ce fut lepape Alexandre III, qui, s’ccartant de la sagepolitique de Grcgoire VII, autorisa, l’an 1179,la persecutiou contre les sectaires de la Pro-vence. L’an 1181, son legal, Henri, abbe deClairvaux, unissantlepee äla crosse, prit d’as-saut Lavaur, et obligea Roger II, vicomte deBeziers, ä abjurer les nouvelles doctrines ; maisrien ne put arreter le torrent des opinious nou-velles, et, seize apres, Innocent III fut obligud’envoyer de nouveaux legats. Leur faste, en—core plus que leur cruauie, souleva tous lesesprits. Le fougueux Pierre de Castelnau, Tundes legats du pape, passa bientöt ä des mesuresd’une violence inouie : il excita secretcmentune ligue de quelques Seigneurs voisins contreRaymond VI, comte de Toulouse, qui refusaitde prendre l’cpee pour convertir ses sujets,lanqa contre lui rexcommunication, et ecrivitau pape pour ohtenir la confirmation de cettesentence. Innocent III ne dcinenlit poiut l’au-dacicusedcmarche de Castelnau; il adressa deslettres ä tous les princes de la chretiente pourles inviter ä se croiser contre l’arriere-petit-fils de ce Raymond de St-Gilles qui avaitjoue un röle si brillant dans la premiere croi-sade en Palestine. Castelnau ayant ete assas-sine par un genlilhomme de Beaucaire qu’ilavait offensc, le soupqou d’avoir commandc cemeurtre tomba sur le comte de Toulouse. In-nocent III fulmina contre lui de nouveaux ana-themes, et delia ses sujets du serment de fide-litc. Au printemps del’anl209, 300,000 croi-ses selon les uns, 500,000 selon les autres, et,selon l’abbe de Vaux-Cernay, 50,000 seulementvinrent fondre sur le Languedoc. Le comtede Toulouse espere conjurer l’orage par uneprompte soumission. Innocent III feint de s’a-doucir, et accueille ses envoyes. Ici se place lascene de l’eglise de St-Gilles, oü l’on vit lecomte Raymond fustige de la main (du legat.Une honte, sans doute encore plus poignantcpour ce prinee, fut l’obligation de se croisercontre ses propres sujets, contre son neveu, levaillant Raymond-Roger, vicomte d’Albi et deBeziers. — Tous les peuples de la langue deFrance marcherent ä la suite d’Eudes III, duedeBourgogne, de Henri, comte de Nevers, puisdes eveques de Sens, d’Autun, de Clermont,de Lisieux, de Bayeux, etc. Mais le nom detous ces chefs s’eftacc devant celui de Simonde Montfort, qui aujourd’hui vit encore dansla mömoire des peuples pour etre exccre. Nulne fit la guerre avec plus de ferocite : ä l’in-cendie de Beziers, un seul fait, « il fit passerpar le fer et par le feu tont ce qui s’y rencon-tra, pour douner de la teireur aux autres, etles obliger h se soumettre ä la force, puisquela douceur n’avait fait que les irriter davan-