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läge, ii Dans ce massacre il ne perlt pas moinsde 35,000 ä 40,000 individus tant catholiquesque sectaires. Les prdtres meines ne furent pasepargnes. Des contemporains complent jusqu ä60,000 victimes. J'ucz-les tous, avait dit desang-froid, avant l’assaut, et dans le conseil deguerre, Arnaud Amalric, legat du pape, leSeigneur connaitra bienceux quisonta lui . Ily eut 7,000 cadavres dans une seule eglise. —At-taque dans Careassonne, le vicomte Raymond-Roger, apres avoir deux fois repousse les croi-ses, se rendit pour negocier dans le camp du le-gat, qni le dt enfevmer dansla tour de St-Paul,ou il mourut, dit-on, empoisonne.
Apres ce premier acte de la croisade contreles Albigeois, commence une suite de cam-pagnes, dans lesquelles on voit Simon de Mont-fort se couvrir de gloire comme guerrier, maisdeshonorer eompletement cliacun de ses succespar les plus atroces cruautes. S’ecartant du butd’une guerre religieuse, il conduisit l’armee descroises dans l’Agenois et dans d’autres contreescatholiques dont la conquete etait ä sa conve-liam-e. L’eveque de Toulouse, Foulques, avaitdans cette eite organise la guerre civile entreles catholiques et les dissidents; il se mela avectout son clerge dans les rangs des croises, necessaut d’appeler sur son troupeau les fleaux dela guerre et de la persecution. Toulouse, as-siegee jusqu’a trois fois par le comte de Mont-fort , brava , la premiere fois , ses efforls;la seconde fois eile voulut bien se donner auprince Louis, fds de Philippe Auguste; la troi-sieme fois cette vilie futl’ecueilousebrisal’exis-tence agitee du nouveau Gedeon. Une pierre,lancee par un mangonncau, emporta la tete decet homme, qui, en faisant tant de mal, avaitacquis tant de renommee. Amaury de Mont-fort, qui sueceda äSimon, soutiut faiblement laguerre contre les comtes de Toulouse, Ray-mond “VI et Raymoud VII, et finit par cederses pretentions sur le comte de Languedoc auroi de France Louis VIII.—On sait quel fut leresultat de la croisade royale de ce prince con-' eS ^k’geois. Apres avoir, ä la täte deässD*^ hommes, ravage le Languedoc, etil ft’"*' ' a P Hlssanle commune d’Avignon, dontdela' 3 * 1 FeP ‘" auclme offense, il perit frappc
Dura 1 " a f '° n < ' U * (bvora ' t son armee (1226).entre IpTv'' m "‘ orUl ' de saint Louis, la guerreLanguedoc ne!w U . KorJ 61 les habUan,s c,uReauieu, üeutemj^ nUa P 0,nt - Humbert dede Montfort, frerc de Sim FraDCe ’ ? G “'des croises. Gui trouva “ * '**
bat.Lcvieux Raymoud vj“ab ™ C ° m "
et ses ossements ne troüverent „"'ij vivre ’, _ , u 'crent pomt de tom-
beau. On les voyait avant la revolmi OIl de 1789
dans un coffre, tout profanes et ä moitie ron-ges des rats, dans le coin obscur d’une vgli sc deToulouse.—Le jeune Raymond VII se defenditavec assez de perseverance; mais cette guerrequi fut marquee par un nouveau siege de Tou-louse, ne presente plus la mime importance_
Enfin le traitc de Meaux vint, en 1229, meltrefin ä cette odieuse continnite de massacres ctde guerre civile. Le comte de Toulouse et l’Al-
bigeois furent reimis a la couronne.; quelquesparties de ces Etats hiircdilaires furent iaisscsä Raymond VII, et le mariage de sa fille Jeannefut stipule avec Alpbonse de Poitiers, frere duroi de France Louis IX. Des ce moment lespeuples de la langue de Provence cesserent deformer une nation distincte; la couronne ca-petienne recueillit le fruit des crimes de Mont-fort ; eile acquit de nouvellcs et vastes pro-vinces, mais fletries, mais dcvastces et depeu-plees.
L’Albigeois est un pays tres-peuple; ses plai-nes sont d’une inepuisable fertilite; ses coteauxfournissent des fruils excellents et des vins re-nommes. V. Tarn.
Bibliographie. * Conciles de Tholose, deBeziers et de Narbonne, ensemble les or-donnances du comte Raymond contr f e lesAlbigeois, etc., in-8, 1569.
Pierre (moine de Vaux de Cernay). Histoirede la ligue sainte sous la conduite de Si-mon de Montfort contre les Albigeois , etc.(traduite du latin par Sorbin), in-8,1569.Histoire des guerres Jaites en plusieurslieux de la France tant en Guyenne etLanguedoc contre les heretiques qu’ail-leurs, etc. (traduit du laliu par Jean Four—nier de Montauban). — De Catel croit quePierre V, eveque de Lodeve, est l’auteur decette liistoire, qu’onappelle eommunement:la Chronirjue de Simon de Montfort.Noguier (Ant.). Guerre de Simon, comte deMontfort, contre les comtes de Tolose,(impriince dans son Histoire tolosainc, iu-f“,1556.
Guy (Jean). Histoire du scldsme et des he-resies des Albigeois, in-8, 1561.
Tillet (Jean du). Sommaire de l’histoire dela guerre falte contre les Albigeois, ex-traite du Tresor des chartes, in-12,1590.Chavanion (Jean de). Histoire des Albigeois,touchant leur doctrine et leur religion,contre lesfaux fruils qui ont eie semesdeux, etc., in-8, 1595.
Perrin (J.-Paul). Histoire des chretiens al-bigeois, contenant les longues guerresqu’ils ont souffertes ä cause de la doc-trine de l'Evangile, in-8, 1618.
Valette (de la). Parallele de l’heresie desAlbigeois et de celle du calvinisme, in-4,1686.
Rendit df. St-Dominique (Jean). Histoiredes Albigeois, des vaudois et des barbets,2 vol. in-12, 1691.
Langlois (J.-Bapt.). Histoire des croisadescontre les Albigeois, in-12, 1703.
Vic (dom de) et dom Vaissette. Histoire desAlbigeois, forme le tom. in de l’Histoire duLanguedoc.
AI.KIGXAC, vg. Correze (Limousin), arr.,EsDetä 16 k. deBrives.c. deBeynac. P. 636 li.
ALItlGXY, vg., autrefois baronnie, Rhone(Lyonnais), arr. et ä 11 k. de Lyon, cant. deNeuville-sur-Saöne.lSdeCliasselay. P. 405 b.—Albigny est situe sur la Saöne. Ou pretendque son nom vient du sejour qu’y avait taitAlbin, competiteur de Severe, et que la ba-
taille qui decida du sort de l’empire romain sedonna ä peu de distance sur l’autre rive; eneffet, on trouve cä et la des traces d’uu campretranclie, des armes, des debris d’armures etdes medailles de cette epoque.
ALB1X, vg. Tarn,comm. etCEddeSt-Amans-la-Bastide.
AI.BIX (St-), vg. Pas-de-Calais, comm. etr^l de Bapaume.
AI.BIX (St-), vg. H.-Saane, comm. de Scey-sur-Saöne, £3 de Port-sur-Saöne.
AI.BIXATIüM. V. Aubenas.
AI.Bl V DE-VAl I.SKltlti: (St-), vg. Isere(Dauphine), arr. et ä 22 k. de la Tour-du-Pin,29 k. de Bourgoin, cant. et El du Pont-de-Beauvoisin. Pop. 570 h.
ALllIXE, vg. Tarn, comm. et E de St-Amans-la-Bastide.
AI.ItlMAXA (lat. 53°, long. 23“). «L’Itine-raire d’Antonin et laTable theodosienneen fontmention. La distance a l’egard de Lugdunumdes Batat'i, ou de Leyde, est marquee X dansITtincraire, et on les compte egalement dans laTable en trois distances : Lugduno II, Prmto-rium dgrippince III, Matilone V, Albama—nis ; c’est aiusi qu’on lit dans la Table. Il existeun indice de cette position dans le nom d’Alfen,sur le bord meridional du bras du Rhin qui serend ä Leyde. En mesurant ce qu’il y a d’espaceentre le Heu nomme Alfen, et le point de Leydequ’on appelle den Burght, petite eminence,qui est l’ancien Dunum, je trouve 3,150 rouesou verges du Rhin en droite ligne. C’est la me-sure que me donne une carte fort circonstanciee,intitulee Rhenolandia, dont j’ai pris la pre-caulion de verifier PecheHe que j’ai trouveeconforme aux triangles de Snellius, revus parM. MuschenbroekfUrasIolfienes Balavus)lLa.verge du Rhin etant composee de 12 pieds duRhin, et le pied du Rhin, selon la mesure qu’ena donnee M. Picard, d’apres l’etalon qui est äLeyde, etant de 1,392 parties du pied de Paris,divisc en 1,440, la longueur de cette verge estde 11 pieds 7 pouces 2 lignes. Ainsi, les 3,150verges font 6,088 toises; mais cette mesured’espace de Leyde ä Alfen est directe, et il y agrande apparence que la Chaussee romaine danscet intervalle suivait le cours du lleuve: sonelevalion pouvait servil' de digue contre lesinondations, et former le long de ce canal unrempart qui couvrait cette fronliere de l’empireä rextremite de la Gaule. En assujettissant doncla mesure aux circuits du lleuve, je trouve en-viron 3,900 verges, qui valent 7,558 toises.Or, le resultat de ce calcul est singulierementconforme ä ce que valent 10 milles romains, etil laut couvenir que le compte des Itineraires,qui est egalement de 10, doit se rapporter aumille, et que la lieue gauloise y est ctrangere.On trouvera ii peu pres la meme chose dans l’ar-tiele qui concerne Prcetorium Agrippince, dontla distance de Lugdunum est marquee II. »D’Anville. Notice de l ancienne Gaule, p. 45.
Albiceriexs ancieu peuple deProvence surlequel on doit consulter Remer-yille de St-Qüextin. Dissertation sur lesAlbins et les Albiceriens, ancien peuple de