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la Provence, pour servir d’cclaircissementsa plusieurs endroits de V lltstoire de Phnemal entendue jusque aujourd’hui par sescommentateurs, in-12,1701.
AEBIXEVCOE V. Aubigny.
AI.I1IOSC, vg. B.-Alpes (Provence), arr.et ä 42 k. de Digne, cant. et E3 de Riez. Pop.98 h. Ce village passe pour etre l’ancienue ca-pitale des Albioeci. V. Ai.bici.
AEBItECI, vel Reii (lat. 44°, long. 24“).« Oil lit dansStrabon (li!>. iv, p. 263), quc presdesSalyes sollt deslpeuples qu’il nomme A/S<tisv.v.i ’a/Gisi/.oi. Cel endroit a paru suspect ä Ca-saubon: Suspectus mihi locus, dit-il dans unenote: neque enim Albienses aut Albtcccos ul-los reperio. I.a suspicion de Casaubon ne de-vait tombcr que sur la repetition d’un niemenom avec une finale differente. A cela pres, ilfallait reconnaitre un peuple dont le nom se litAlbici dans le premier et le second livre Dehello civili, oü il en est parle comme de monta-gnards exerces aux armes: Barbari homines,quiin Massiliensiumßde antiquitus erant,monlesque supra Massiliam incolebant, etdont la bravoure, presque egale a celle des Ro-mains, fut d'un grand secours aux Marseillais,taut sur mer que sur terre, dans le siege qu’ilssoutinrent contre Ccsar. On relrouve le niemenom dans celui de la capitale, qui est AlcbecedausPline(lib. m, cap.4);etqueleP. Hardouintemoigne qu’il aimerait mieux avoir lu Al-bicece dans les manuscrits, qu 'Albece qu’il y atrouve. On est redevable ä ce savant editeurd’avoir ptirge cet endroit d’une fausse lecon dansles editions antcrieures a la sienne, savoir Ale-beriorum Apollinarium , au lieu d ’AleleceBeiorum Apollinarium. Nous voyons que lanalion a porlele nom de Reii ainsi que lenomd’ Albioeci. Celui-ci a du meine faire plaee äl’autre, et cesser d’etre en usage, puisque la ca-pitalf, en prenant le nom du peuple, a eie ap-pelee Beit. Je rentarque que, ä environ deuxlieues de cetle capitale, ou de Riez, en appro-cliant du Verdon, un lieu nomme Albiosc pa-raitrait avoir tirc ce nom des Albioeci. On peutetre etonne qu il ne soit pas plus question desBeit que des Albtcect dans Ptolemee. Je penseque M. de Valois (p. 9 et 319) dünne bcaucoupä la conjecture, eu prenant les Reii, qui sontfort ecartes de la mer, pour les Segoregii (ouSegobrigii, selon Bongars), que les Marseillaistrouverent en arrivant sur la cöte, comme Jus-tin le raconte d’apres Trogue Pompee (lib.um). Il semble mime que le nom de Reii sollmoins ancien que celui &’Albioeci. » D’Anville.Notice de l’attcienne Gaule, p. 46.
AEBIOX (1’), Pagus Albionensis, pays de
l’ancienne Gaule, dont St-Cbrislol-d’Albionctait le cbef-lieu.
AEBiTllECCIA, vg. Corse, arr.,El et a 24k. d’Ajaccio. Pop. 518 h.
AEBOX, Albo, bg Drome (Dauphine), arr.et ä 42 k de Valence, cant. etradeSt-Vallier.Pop. 2,158 h. Il est bäti pres de la rive gauchedu Rhone, et domiue par les ruines d’un anti-que chäteau fort oü se retirerent les comtes deGresivaudan, quand les Sarrasius s’emparerent
AI.COXIS.
de Grenoble en “30. Iljreste cncore une tourde celte forteresse , d’oii l’on jouit d’une fortbelle vue sur le cours du Rhone. — Foires les10 mars et 10 oct.
AEBOTSS1ERE, vg. Ardeche, comm. deSt-Didier, E de St-Peray.
AI.BKES (les), h. Aveyron, comm. d’As-prieres, E de X’illefranche.
A EBB ET. V. Lab r it.
AEBRET (pays d’), Pagus Leporetanus,pays de l’ancienne Gaule, dont Eabrit etait leclief-lieu et dont N'erac fut plus tard la capitale.Le pays d’Albret dependait de la ci-devantprovince de Gasgogne. C’etail une ancienne Vi-comte dont le seigneur portail ordinairemeutle titre de sire d’Amanjeu. Le premier sired’Albret vivait l’an 1050. Sa posterite mäle ajoui decette seigneurie jusqu’ä Henri d’Albrel,roi de Navarre, qui fut crec premier duc d’Al-bret. Jeanne d’Albret, sa fille, epousa Antoinede Bourbon. Henri IV, leur fils, reunit ce du-cke a la couronne ; mais il en fut demembre en1651 par Louis XIV, qui le donna au duc deBouillon en echange de la principaute de Sedanet de Raucourt, supprimee en 1789.
Les armes d’Albret ctnienl: ecartele lepremier et le quaVicme d’azur ä troisJleursde lis d’or ; le deuxieme et le trotsieme degueules tout plcin.
AEBl'Cl’M. V. Aunussoit.
AEBCSSAC, vg. Correze (Limousin), arr.et a 25 k. de 'lulle, cant. et E d’Argeulat. P.1,336 h.
AECABKIIKTY, vg. B.-Pyrenees, comm.d’AlQay, E de Tardets.
AECAY, vg. B.-Pyrenees (Gascogne), arr.et ä 13 k. de Mauicon, 35 k. de St-Palais, cant.et E de Tardets. Pop. 804 h. — L’eglise pa-roissiale est un edifice rcmarquable qui a eiedosigne par l’aulorite locale comme un des edi-fices susceptibles d’etre classis au nombre desmonuments liisloriques.
AECAYEE, vg. Lot, comm. d’Arcambal, Ede Caliors.
AECIETTE-BASCASSAX, vg. B.-Pyre-nees, comm. d’Aliaxe-Alcietle-BascassaUjCx]de St-Jean-Picd-de-Porl.
AI.COEY, h. Lot, comm. de la Roque-des-Arcs, E de Cahors. Pop. 14 h.
AI.COX1S (lat. 44", long. 25°). « L’Itinc-raire maritime en fait mention, enlre HeracleaCaccabaria et Pomponiana, marquant la dis-tauce ä l’egard d 'Heraclea XII, et XXX ä l’c-gard de Pomponiana. Si l’on seguide par cesiudications, desquelles uniquement depend laconnaissance de cet endroit de la cöte, on sctrouve fixe sous le cap Taillat, dans une anseque je vois nonunee Aigue-Bone sur une grandecarte manuscrite de la Provence. L’emplace-ment au port nomme Cavalaire, que prend Ho-nore Bouclic ( Chorog. de Prov.), ne convientni ä l’une ni ä l’aulre des dislanccs donnees,etant trop loin d’ Heraclea, et trop pres dePomponiana. Ces indications paraissent nean-moins convenables au local, comme une carteparticuliere de la cöte qui a eie bien levee mele fait connaitre, en ce qu'elles remplissent
AEEXCOX.
exacteinent la course de la mer depuis Si-Tro-pez, i[iii est Heraclea, en doublant le cap ei-dessus, jusqu’a Giens, qui est Pomponiana. »D’Anville. Notice de l’ancienne Gaule, p. 47.V. aussi Walckeuaer. Geographie des Gaules,t. 1, p. 2S0.
AECOllN, vg. Aveyron, comm. et t^ deLaguiole.
AEIU ADl ItlS. V. Doubs.
AEIU'DES (les), Alduidenses Montcs, vg.B.-Pyrenees (Gascogne), arr. et ä G3 k. deMauleon, 57 k. de St-Palais, cant. doSt-Elien-ne-de-liaigorry,! • j de St-Jean-Pied-dc-Port.l’op. 2,329 h. — Ce village, situe a l’exlreiuefruntiere, est, de ce cöte, un des principauxpoints de passage entre la France et l’Espagne.
Le 5 juin 1794, quinze cenls Franqais del’armce des Pyrenees-Occidentales s’eui|iare-rent de la gorge des Aldudcs et d’une redouteIres-forte armee de trois pieccs de canon, de-fendue par les emigres franeais et par les Espa-gnols, qui, forces d’cvacuer les cols d’Ispcgni etde Maya, abandonnerent aussi le village desAldudes apres y avoir mis le feil.
AI.E.Mliox, vg. Pas-de-Calais (Picardie),arr. et a 24 k. de Botilogue, cant. et E deGuinea. Pop. 511 li.
AI.EJIOXT, vg. Moselle, comm. de Sl-Jure, El de Sologne.
AEEJIPS. V. ST-FoNT-n’ALEMrs.
AEEXCOX , vg. JUaine-et- Loire. V.Allen^ox.
AEEXCOX, Alercium, Alenconium, Alen-tio Factorum, jolie ville, cbef-lieu du düpart.de l’Orne et de deux cantons. Trib. de l r ” inst,et de comm., chamb. de comm., conseil deprud’h. 2 eures, College com., sor, L- . l’op.13,917 h. — Terrain jurassique, elage inle-rieur du Systeme oolitique.
Autrefois chäteau et duche-pairie en Nor-mandie, diocese de Seez, parlement de Paris,sieged’inteudance, gouvernemenl general, bail-liage, presidial, vicomte, mailrise des caux etlörels, bureau des finances, prevöte generale etlieutenance de marechaussee, cbet-lieu d’elec-tion, grenier ä sei, recelte generale des taillcs,direction generale des aides, grandes eutrees,College, abbaye de Ste-Claire, prieure de lillesordre de St-Benoit, couvent d’iirsulines et dedies de la Visitation, couvent de capucins. —La generalite d’Aleneon eomprenait nenf elec-tions : Aleneon, Bernay, Lisieux, Concbes,Verneuil, Domfront, Falaise, Argentan, Mor-tagne.
Aleneon n’est pas une ville ancienne. Auix e siecle, ce n’etait cncore qu’uii bourg, quifut cede aux Normands par Charles le Simple.Eu 1026, Guillaumc de Belesmey fit construireun chäteau au conlluent de la Sarthe t-l de laBriante, oü il fut assiege l’anuee snivante parRobert, duc de Normandie. Geollroi Märtel,comte d’Anjou, s’empara de cette ville, qui lutreprise en 1048 par Guillaume le Conquerant.Henri II, roi d’Angleterrc, la prit eu 1135 ;c’etait une place forte tres-importanlc, qui eiltdepuis lors des comtes parliculiers, vassaux,comme le reste de la Normandie, du roi d’Ati-