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LYON.
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LYON.
maison qui la fit appeler du nom de FAnti-quaille , deiiomination qu’ou ne trouve nullepart avant cette epoque, mais qui Iui fut deslors consacree. La propriete en passa ensuite aSymphorien Buatier, ä Jeanne Buatier, et en-suite aux religieuses de la Visitation. L’eglise,bätie en 1639, fut consacree ä Notre-Dame etaux martyrs lvonuais : au-dessous est un cachotqu’on assurc avoir servi deprisonä saint Potliin.
Ön trouve dans la premiere cour de la mai-son l’entree de longues voutes souterraines quitraversent, ä une assez grande profondeur, unepartie de la montagne. Cet ouvrage, conduit parFarchitecte Billion , date du milieu du siededernier, et n’avait ete execute qu’avec des tra-vaux immenses, dans le but de procurer Feaunecessaire aux besoins du monastere.
Dans l’enclos, sous le chemin qui va de laplace des Minimes a Fourvieres , il existe unsouterrain de 33 m. de long, 4 rn. de large et5 m. de haut; il est enduit jusqu’ä la nais-sance de la votite, d’un ciment rouge extreme-ment dur et poli, et un mur tres-epais coupeen deux parties inegales ce long boyau.
L’hospice est destine ä recevoir les filles pu-hliques, qui y sont occupees ä divers genresde travaux relatifs a nos manufactures, les in-dividus atteiuts de maladie vcnerieime , les in-senses des deux sexes, et les enfants dont lestacheuses dispositions offrent des dangers a lasociete. Il renferme pres de six cents iudividus.
Cet edifice, quoique trcs-vaste, a ete aug- |mente, il y a quelques annces, non-seulement jcl’im corps de logis considcrahlc, au-devantduquel on a etabli une terrasse fermee d’unc ;grille de t’er, mais encore d’un autre corps delogis au-dessous du grand bätiment pour y re-cevoir ies femmes alienees. Cette construction,d’un caractere analogue a sa deslination, estoomposee d’un rez-de-chaussee et d’im premieretage, de forme cimilaire, dans lesquels setrouvent plusieurs dortoirs, deux salles de reu-aion et un grand nombre de ccllitles. Un por-tique en pierre de taille, soutenu par vingt-huit colonnes d’ordre toscan, preeede les piecesinterieures et leur sei t de degagenient; Fcloi-gnenient des ailes paralleles, qui viennent serattacher au mur de la terrasse superieure,laisse une esplanade d’environ 40 m. de dia-metre, süffisante pour aerer les appartements,et pour la promenadedes personnes renfermees.Un perron ä quatre rangs, dans le milieu du-quel on a pratique une niche ornee de deuxcolonnes, ou est une fontaiue, etablit la eom-munication de ce nouveau bätimetu avec lacour elevee de l’ancien. L entree du perron estfermee par une barriere qui fait le centre d’unegrille composee de lances, dont la longueur,egale ä ceile de la cour, est de 40 in.
Prisons. La prison de Roanne, rcconstruitesur leplan de Farchitecte Bugnet, en 1784, offreun modele de perfec.tion en ce gern e ; sa portepasse, ä justc titre, pour un chef-d’oruvre.
La maison des Recluses etait d’abord des-tinee a la correclion des filles et des femmes demauvaise vie; eile a change depuis de destina-Tion : eile sert maintenant de prison militaire.
La prison neuve, situec dans le quartier dePerrache, est un vaste et hei edifice recem-ment acheve ct tres-bien distribuc. Au centreest batie une jolie chapelle que couronne undome elegant.
Casernes. Les casemcs a Lyon sont de tres-beaux corps de bätiments qui meritent d’ctreYus. Celle du quai de Serin, construite en1758, etait autrefois des greniers d’abondance,devenus inutiles depuis qu’on a favorisc laJibre cireulation des g rains ; on en a forme descasernes pour la cavalerie et l’infanterie.
Celle situee a la suite du batiment de la Cha-rite etait autrefois l’hbtel des Fermes, cons-Iruit quelque teiups avant la rcvolution, surles dessins de l’architcclc Dupoux. L’cdificeest tres-etendu et sert de quartier pour la ca-valerie et l’infanterie.
Le couvent des Colinetles, sur le cotcau deSt-Clair, sert de logement ä l’infanterie; lacour est grande et propre aux manoruivres; lavue, qui s’etend tres au loin et qui domine lesBrotteaux, est magnifique.
Le monastere de Ste-Marie-des-Chaines,pres du quai de Serin, est un entrepbt pour lesfourrages, ou I’on avait commence de hellescasernes pour la cavalerie, inais les travaux ontete suspendus.
Le couvent des rcligieuses du Bon-Pasteur ,situe me Neyret, et Fancien couvent des car-mes dechaux servent aussi de casernes.
La casernc de gendarmerie est un bei edificerecemment construit sur l’ancien emplace-ment du manege, ä l’angle des nies Sala et St-Francois de Sales.
Rues. On compte ä Lyon 250 rues, dontplusieurs sollt fort longues, quelques-unes lar-ges et assez regulieres. Cependant il en est peude ventablemcnt dignes de la seconde villed’un grand Etat. Dans les quartiers nouveauxles rues sont regulieres et se coupent a angledroit; mais eiles manquent de beaux edifiees.En general Lyon , surlout dans la partie hasse,est perce de Communications etroites, escar-pees , lortucuscs et hordees de maisons si elc-vees, qu’elles permettenl rarementau soleii depenetrer jusqu’au pave. Ces rues, presque tou-jours humides et fangeuses, sont d’ailleurs malpavees de cailloux roules et manquent de trot-toirs. Des allces ohscures, servant de passaged’une rue ä I’autre, des cours etroites et soin-bres, une population surabondante, et surtoutdes habitudes de mnlproprete assez generales,seraient des causes d’insalubrite funeste, si lanature ne faisait, pour les dclruirc , plus queles hahilants eux-menies.
La rue Merciere est une des plus longues,des plus frequent ces et des plus marehandesde Lyon; mais eile est aussi Tune des plusetroites, des plus lorlueuses et des plus mal-propres. La rue de la Juiverie etait autrefoisune des plus helles de la ville, et eile csl encoreaujourd’hui une des plus larges : c’est danscette rue que Charles YUI et Louis XII don-neren t des fetes et des tournois duranl leurssejours ä Lyon.
Les nies les plus helles et les plus regu-
lieres sont celles de St-Dominique, Royale,du Plat, Vaubecourt, Grencttc, Neuve-des-Capucins , St-Fierre , Puits-Gaillot, Lafont,Sala, d’Auvergne , Clermont, Ste-Helene , dePuzy, Bourbon, Roger, de Jarente, de laReine, du Commerce, et toutes les rues nou-velJementperccesdnnsJe quartier de Perrache.
Lyon s’est embelli recemment d’un passagecouvcrt, designe sous le nom de galerie del’Argue, qui communique de la place de laprefecture a la rue de FHöpital. Ce passage a150 m. de longueur sur 5 de large et 96 arcsde magasins presque lous occupes par de jolieshoutiques. Un nouveau passage par la placeGrenouiilc met la galerie de j’Argue en eom-muniealion directe avec la place des Terreaux •ec passage est plus etroil que 1’autrc , les Bou-tiques en sont plus profondes et occupees pardes ctalagistes.
Quais. T.es bords du Rhone et de la Saönesont bordes de larges quais et de cours spa-eieux , pour la plupart bien ombrnges. La dis-posilion et la forme particulicre de chacun deces (piais est assortie ä la nature des lieux oü ilssont places. Los quais du Rhone forment unelongue ligne droite et paraissent beaucoup plusgrands que ceux de la Saom», dont les sinuo-sites cachent 1’ctendue. Les dillerents genresd’arcbitec.ture qui distinguent les maisons deFun et de l’autre quai ne sont pas moins en Op-position que les sites : sur les rives de laSaone, le batiment des Antiquailles, la biblio-ibeque de St-Jean, les prisons , l’eglise dFourvieres, le dome des Chartreux , dnimentaux divers poiuts de vue un aspect majestueux,un caractcrc monumental; sur les bords duRhone, l’architecture moderne a deploye, dansles edifiees publics et les maisons jiarlinilieres,loute la rieliesse convenable a chacun de cesgenres de construction. Le contraste que pre-sente le tableau des deux quais se retrouveencore dans la temperature qui regne sur lesbords des deux rivieres : sur les quais de JaSaone on eprouve dans le printemps une cha-Icur doucc et agreable, qui devient brulanteeil ete, tandis que, sur les bords du Rhone»I’almosphere, glacee cn hiver, est eonstam'ment rafraieliie. en ete par des courants d’aii'
qui rendent la promenade delicieuse.
I.e quai St-Clair, qui s’etend sur la rivedroite du Rhone, est remarquahle par Feie-gancc des edifiees qu’on y a construits, par 1»promenade agreable qu’il offre, et par la vueonehantcrcsse dont on y jonit : c’est dans cequartier qu’halutent la plupart des riches ne-goeiants.
A la suite du quai St-Clair est celui de Ref**borde de maisons magniliques et de belle*plantations qui se prolongent jusqu’ä la pla cedu Concort. Ce quai communique a celuiBon-Rencontre, qui se joint au quai de l’Hopilal, lequel se lie par le quai d’Angouleme *la belle avenuc de Perrache.
Sur la rive gauche de ln Saone, les quai*d’Occident, de St-Antoine, des Gelestins, ^freut une voie exlrenKiment large, bordee ■maisons gcncralcment bien bäties, d’oü 1 » n