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Première partie.
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DE LA PREMIÈRE PARTIE.

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et j’en ai restauré le fronton, qui est dégradé. On voit au-dessous (fig. vi) le détail du chapiteauet de la corniche. L’inscription (fig. vu) gravée sur une table de marbre, incrustée au-dessus desfaisceaux, a fait penser que ce lieu était le siège de la colonie romaine envoyée à Pompei , etelle a été rendue ainsi : Marcus Arrius I (I) libertus Diomedes Sibi , Suis, Memoriæ , magisterpagi Augustæ felicis Suburbani ; M. Arrius, affranchi de Diomedes, maître du bourg d’AugustaFélix, près la ville, aux siens et à lui-même. A côté est un autre monument en forme de nicheet sans inscription : je l’ai dessiné plus en grand; la figure vin en représente l’élévation, et lafigure ix, la coupe.

Plus loin, à l’endroit où la voie reparaît, l’on trouve à gauche un tombeau marqué C sur leplan (pi. III); il est construit en grosses pierres de l’espèce appelée Piperno, ce qui correspondau Peperino de Rome ; il est revêtu de stuc: la face principale est décorée par quatre pilastresque traversait une inscription (pl. Y, fig. 1); la face latérale n’a que trois pilastres, entre lesquelssont attachées des guirlandes (fig. 11) : j’en ai donné le détail en grand dans le frontispice de cettepremière partie. Les pilastres ne retournent point à angle droit sur le mur dans lequel ils sontengagés (fig. m); c'est une pratique que les anciens observaient ordinairement dans leurs ouvragesen stuc pour donner plus de force aux arêtes. Le soubassement, dont je donne ici le détail(fig. iv), est de pierre sans aucun revêtement.

A côté est un petit mur d’enceinte en reticulatum, marqué D sur le plan (pl. III), qui servaità enclore une sépulture (pl. Y, fig. 1). Deux autels de ceux appelés acerrœ, que l’on plaçait auprèsdes tombeaux, forment au milieu une espèce d’entrée fort étroite, fermée par une amphore. ;J’ignore si ce vase a été placé là anciennement, ou s’il y a été mis depuis les fouilles. J’ai donné ledétail en grand de la face d’un de ces autels dans le frontispice (pl. I); on le voit au-dessusdu fragment dorique. La face latérale n’est point ornée (pl. Y, fig. v).

Divers soubassements de tombeaux ruinés, marqués E, F, G, H, sur le plan (pl. III), sontencore placés du même côté gauche de la voie ; comme ils n’offrent absolument rien d’intéressant,je n’en donnerai point les détails, et je renvoie à la vue de l’entrée de la ville (pl. II) où l’on enpourra prendre une idée suffisante. On voit cependant autour d’eux des fragments qui leur ontappartenu, mais il est impossible de reconnaître duquel de ces édifices ils ont fait partie : j’enai placé quelques-uns dans le frontispice. Ce que les autres offrent de plus remarquable est unentablement dont j’ai réuni les parties éparses (pl. YI): le chapiteau en est un peu bizarre, maisdans les monuments funèbres les anciens se permettaient souvent des licences qu’ils se gardaientde prendre ailleurs; la frise a quelque chose de particulier; les feuilles et l’enroulement, quoiqued’un travail assez fin, se rapprochent, par la forme, des ouvrages faits au temps de la décadencede l’art : cette similitude singulière existe aussi dans quelques monuments des belles époquesde la Grèce .

La planche YII représente une coupe générale sur la chaussée ; elle montre tous les monumentsdont la voie est décorée du coté droit. Auprès de la porte l’on voit d’abord un petit Ædicula,marqué I ( pl. III et pl. YII), consacré sans doute à quelqu’une de ces divinités qui présidaientaux chemins, et que les anciens appelaient Kiales dii: il était orné de peintures aujourd’huidétruites. Dans la niche du fond on avait représenté la figure de la divinité, et en face était unepierre cubique qui servait d’autel pour y déposer des fleurs, des fruits, brûler des parfums, ousacrifier de petits oiseaux. J’ai vu briser cette pierre par un ouvrier ignorant, afin d’en employer

(1) Le signe I, qui ne ressemble précisément à aucune lettre, a été pris jusqu’ici pour un 3; et, dans cette hypothèse, il faudrait tra-duire : Marcus Arrius , Diomedes-, affranchi de Caja, etc. D’autres savants lisent, primus libertus. La diversité de leurs opinions m’a dé-terminé à abandonner au lecteur l’interprétation de ce signe.

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