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Quatrième partie.
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EXPLICATION DES PLANCHES.

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On remarquera encore que Mazois n’a pas continué sa coupe sur la même ligne pour lesappartements situés derrière le portique : cette ligne se brise, et au lieu de voir l’intérieur despièces situées à gauche, ou de celle qui est marquée N au plan, on pénètre dans la dernière chambrequi touche au corridor, celle dans laquelle a été trouvé le tableau de Bacchus et Silène (i). C’estce dont on s’aperçoit par la position de la porte. Sans doute Mazois a jugé que cette seule pièceétait digne d’intérêt.

La statue à gaine dont nous avons déjà parlé est représentée à la planche XX, et les propor-tions de cette figure sont déjà assez étendues pour qu’à la seule inspection de la gravure onpuisse éviter les erreurs dans lesquelles les antiquaires sont tombés à ce sujet. M. l’abbé Ro-manelli, ou son traducteur, a vu cet hermès revêtu du manteau et de la toge ( 2 ); M. GaspardVinci dit qu’il est enveloppé d’un manteau ou d’une toge, et sir William Gell , qui l’appelle unestatue terminale, le représente la tête découverte (3). Remarquons d’abord que le mot hermès ,par lequel on prétend désigner une statue sans pieds, un buste placé sur une espèce de cippeou de gaine, est une expression tout à fait impropre; les Grecs et les Romains n’ont appelé ainsique les statues de Mercure; et quand ils accouplaient à la tête de ce dieu celle de Minerve oude l’Amour, ils désignaient cet assemblage par un mot compos é\Hermathène, Hermérote. Les statuesde l’espèce dont il s’agit s’appelaient à Rome signa quadrata (4) et en Grèce cr^jxaTa Tsxpàywva. Telleétait la statue de Vénus dans les jardins, que Pausanias décrit ainsi : « Sa statue est de forme« carrée comme les hermès, et l’inscription nous apprend que Vénus Uranie est la plus vieille« des Parques. La Vénus dans les jardins est l’ouvrage d’Alcamènes, et l’on se plaît à répéter dans« Athènes que cet ouvrage est digne de la déesse. » Certes nous ne croyons pas que le signumquadratum du temple de Pompéi puisse être considéré comme une copie, même grossière, de laVénus d’Alcamènes; mais ne pourrait-ce pas être une personnification morale, de l’espèce de cellesqui, selon le rapport du même auteur (5), se trouvaient dans le temple di Aphrodite Praxis?c’étaient Pitho (la Persuasion), Parégore (la Consolation), toutes deux de Praxitèle; puis Éros (l’Amour ^Himéros (la Passion) et Pothos (l’Affection), de Scopas . Il y a dans la figure de la statuecarrée dont il s’agit, dans sa tête penchée et voilée, quelque chose qui conviendrait à l’une ouà l’autre de ces divinités allégoriques. Et si la roideur des draperies sur la poitrine de notre statue,le fruste des traits, y faisaient voir un buste d’homme, on observera que les trois dernières divi-nités appartenaient au sexe masculin.

Cette statue est de marbre blanc, ainsi que sa gaine et deux des parallélipipèdes qui la sup-portent : entre ces deux-là il y en a un plus petit de couleur plus foncée. Les fragments que l’onvoit sur les côtés appartiennent à l’architrave du péribole.

C’est à dessein que nous n’avons point encore parlé de l’architecture de ce péribole, afin de n’ypoint revenir à plusieurs fois. La planche XXI en contient les détails. En examinant les débris del’architrave et des chapiteaux, on voit clairement que ce portique avait d’abord été construit selonles règles de l’ordre dorique : il devait être alors, il faut en convenir, plus régulièrement propor-tionné, et d’un dessin infiniment plus correct. Peut-être voulut-on simplement mettre ce portiqued’accord avec le temple corinthien, qu’il fallait réparer après le tremblement de terre; peut-etreprétendit-on observer une convenance indiquée par Vitruve (6), quand le temple devint par-

(1) Voyez page 3 q et planche XLII,

(2) Voyage à Pompei , page 182.

( 3 ) Pompeïana, page 54 -

( 4 ) Pline XXXIV 8, 19, 2. On se rappellera que Signum se disait des images des dieux, Statua de celles des hommes.

Plin. Ep. I. 20. Grut. Inscr. 174? 8.

( 5 ) Pausan., Att. 43 .

(6) Voyez l’Essai sur les temples, page 10.

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