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Quatrième partie.
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EXPLICATION DES PLANCHES.

M. Porte figurée de l’édifice. Comme le théâtre n’avait, de ce côté, accès sur aucune rue, cettearcade n’était qu’une fausse porte condamnée par un mur qui s’élève environ à hauteur d’homme.

N. Quatre gradins au-dessus de la deuxième précinction. Cette partie de l’édifice a été réparéedepuis sa découverte ; et dans cette coupe, on a supposé ces réparations poussées jusqu’à l’axede l’édifice, afin d’en faire comprendre les détails. Une balustrade en fer, scellée dans la pierre àl’aide du plomb, régnait le long de cette précinction. Ces quatre gradins étaient ceux où siégeaientles femmes et les prolétaires que l’on désignait sous le nom de gens pullata , la race habilléede gris, par opposition aux autres spectateurs, qui étaient tous en robe blanche : c’est du moinsce qu’indiquent ces vers de Calpurnius.

Venimus ad sedes, ubi pullâ sordida vesteInter femineas spectabat turba cathedras;

Nam quæcumque patent sub aperto libéra cœloAut eques, aut nivei loca densaveré tribuni (i).

«Nous arrivâmes aux sièges où les prolétaires, en habits de couleur sombre, regardaient le« spectacle sous les portiques destinés aux femmes. Car toutes les parties du théâtre qui sont à« ciel découvert étaient occupées par les chevaliers ou par les tribuns vêtus de blanc ( 2 ). »

Ce passage nous donne, sur les spectacles antiques, un renseignement plus essentiel, à savoirque les rangs supérieurs étaient ordinairement recouverts d’un portique, ce qui ne paraît pasavoi r eu lieu à Pompéi, ni, comme nous le verrons tout à l’heure, à Herculanum , à moins quece portique ne fût en bois et mobile. Peut-être, cependant, y avait-il encore des rangs supérieursà ceux de cette troisième précinction : la plate-forme qui se trouve à la hauteur du sommet dumur était assez large pour recevoir deux sièges de bois; et c’est peut-être là ce que l’onappelait les mœniana (3).

Il paraît qu’avant les temps de l’empire, le peuple romain assistait aux spectacles sans êtredivisé en catégories : les premiers venus prenaient les meilleures places; sauf néanmoins lessièges réservés aux magistrats près de l’orchestre. Mais quelques désordres ayant eu lieu authéâtre de Pouzzole, sous le règne d’Auguste , cet empereur assigna des places séparées aux mili-

(1) Calpurn. Ecl. VII, 26.

(2) Cette coutume de venir au spectacle en habits blancs nous est encore attestée par l’épigramme suivante de Martial :

Spectabat modo solus inter omnesNigris unus Horatius lacerais,

Cùm plebs et minor ordo, maximusque

' ' Sancto cum duce candidus sederet.

Toto nix cecidit repente cœlo :

Albis spectat Horatius lacerais.

Martial, IV, 2.

« Seul parmi tous les rangs, Horace assistait au spectacle en manteau noir, tandis que tout le peuple et les chevaliers, et le« sénat et la personne sacree du prince lui-meme, étaient vêtus de blanc. Mais tout a coup une neige abondante vint à tomber« du ciel ; et Horace se trouva vêtu de blanc comme les autres. »

On peut citer encore du même auteur l’épigramme intitulée Lacernœ cilbce.

Amphitheatrales nos commendamur in ususCum tegit algentes nostra lacerna togas.

Martial, XIV, 137.

« On nous recommande comme un costume propre au théâtre, où nous couvrons les toges glaciales. » ( Ce sont les manteauxblancs qui parlent.)

(3) Marin. Frat. arv., p. 224, sqq.