EXPLICATION DES PLANCHES.
6 7
taires, aux hommes mariés, aux jeunes gens, aux femmes, etc. (i). A Rome les quatorzepremiers gradins étaient réservés aux chevaliers : de là l’expression sedere in qucituordecim , pourfaire partie de l’ordre équestre ( 2 ).
K. Comme dans le plan, le corridor voûté qui règne derrière la deuxième précinction. O 11 yremarque à droite, au pied du mur, une rigole conduisant les eaux pluviales et les immon-dices, jusque dans un canal qui allait à la mer et qui passe sous le camp des soldats.
O. L’un des six vomitoires par lesquels on descendait du corridor K sur les gradins. Lessccilœ ou itinera qui y répondent sont assez bien conservés, jusqu’en Z. Les marches des escaliersétaient formées par une entaille dans chaque gradin, de manière que le nombre des degrésétait double de celui des sièges. Il y avait dans ce deuxième ordre vingt gradins : car la zoneun peu plus large que les autres que l’on voit sur le plan appartient à l’ordre supérieur com-posé de quatre gradins et d’une plate-forme. Il y avait, disons-nous, vingt gradins et un petitdegré pour appuyer les pieds des spectateurs placés au rang le plus bas : cela devait fairequarante marches à chacun des six escaliers. Mais on peut remarquer, sur la coupe, un détailqui n’est pas assez visible sur le plan : les deux gradins d’en haut, étant supérieurs au sol ducorridor et au seuil des portes, sont entièrement entaillés, et ne fournissent point de marchesd’escalier, ce qui réduit à trente-six le nombre de celles-ci. Or, ces vingt gradins forment cinqlarges cunei , et même sept si l’on compte les fractions des deux côtés; tout cela était de beaumarbre blanc, magnificence qui est peut-être à regretter; car si les sièges eussent été de sim-ple pierre de lave, tous seraient restés à leur place.
E. On voit très-distinctement l’effet des trois voûtes de ce corridor dont Tune débouche dansl’orchestre, l’autre à la hauteur de la première précinction et la troisième enfin sur le côté del’avant-scène. Au-dessus de ces voûtes étaient les places d’honneur dans une espèce de tribune.On ne doit pas réserver exclusivement pour ces espèces de loges d’avant-scène le nom de podiumpar lequel on les trouve cependant désignées dans quelques auteurs (3); ce terme génériques’employait collectivement pour toutes les places des gradins inférieurs qui étaient les plus ho-norables ; il désignait particulièrement dans l’amphithéâtre, un petit mur qui séparait ces pla-ces de l’arène (4) : Vitruve l’emploie même pour indiquer la partie inférieure de la décorationarchitecturale de la scène (5).
Q. Le petit caveau qui s’étendait dans toute la largeur de la scène et dans lequel s’abîmait lerideau.
I. Le dessous de la scène. On y voit un petit canal voûté qui se trouve au milieu et qui suitl’axe de la scène (6); il servait sans doute à quelque jeu de machines.
Y. Un des mâts qui servaient à élever les voiles que l’on étendait au-dessus du théâtre afinde mettre les spectateurs à l’abri de la pluie, et surtout des rayons du soleil. Ce mât a étérétabli récemment dans l’anneau de pierre et dans les trous qui avaient servi pour une desanciennes poutres.
Pour examiner la manière dont fonctionnait cet appareil, passons aux détails de la pl. XXXIV.
La figure 3 e représente le mât D engagé dans son anneau ou sa coulisse de marbre C, laquelleest adhérente au mur A. Ce mât interrompt, par le haut, la continuité de la corniche A; par
(1) Suet. August., i 4 et 44 -
(2) Cic. Phil. ,11,18.
( 3 ) Juvenal. , II, i 45 . —Suet. Ner., 12.
(4) Pline, XXXVII, 3 , 11, in fine.
( 5 ) Lib. V, cap. 6.
(6) Comparez le petit plan de la pl. XXXIV, fig. 1. Cette voûte y est indiquée en d.
34