Band 
Quatrième partie.
Seite
75
JPEG-Download
 

EXPLICATION DES PLANCHES.

7 5

La figure 2 donne le plan de la colonne de briques qui se trouve au coin du portique, àgauche de la scène, avec le petit mur angulaire qui la lie à une autre colonne, et la rigole quipasse à leur pied. Ces colonnes sont de stuc, rouge vers la base, et blanc dans la partiesupérieure du fut.

On voit, à la figure 3 , le soubassement et le piédestal de l’une des colonnes de brècbeviolette, à base attique, du rez-de-chaussée de la scène, avec le bas du mur qui est derrière.Nous avons indiqué, à la gauche du dessin, comment le soubassement se rattache au mur.

Ce détail se trouve à l’angle de la scène, près de la loge des consuls, et l’on en peut con-clure les proportions et l’agencement de tout le reste de la décoration. Le mur qui se trouvederrière les colonnes est revêtu de brèche jaune encadrée de rose.

L un des piédestaux qui portent les statues équestres se voit à la figure 4 , avec le couron-nement du mur en avant duquel il est placé.

Ce piédestal est revêtu de trois plaques de marbre noir mélangé : son soubassement estcomposé de marbre blanc, pour la partie supérieure, puis d’un bloc de marbre noir. Quantau petit mur, sa surface principale est blanc veiné; l’entablement se compose de blanc à veinesnoires, blanc pur, et rouge ; le soubassement est tout entier de marbre blanc pur.

Figure 5 . Archivolté au fond du petit escalier.

Figure 6. Moulure de la corniche d’un des étages.

Figure 7. Profil de l’archivolte de la porte royale.

Figure 8. Profil de la corniche du piédestal des colonnes de la scène, telle quelle se dessineà l’angle du demi-cercle rentrant, au fond duquel s ouvre la porte royale.

Figure 9. Corniche de la loge du préteur. Sa forte saillie est semblable à celle de la cor-niche placée au même endroit dans le théâtre de Pompei .

Figure 10. Base du pulpitum, dont le mur, sans la corniche, n’a que trois pieds.

Figure 11. Corniche de la première enceinte au-dessus des gradins ( 4 ).

Tels sont les documents que les fouilles de Pompéi et d’Herculanum fournissent pour l’histoirede l’architecture scénique. Quoiqu’ils forment un ensemble satisfaisant, on voit que, sur quel-ques accessoires du moins, tels que les vases acoustiques, l’existence des arcades à la summa cavea,etc., etc., on désirerait des exemples plus concluants. L’archéologie, comme toutes les autressciences, a pris de nos jours une marche positive, et ne se contente point de conjectures et defaits isolés, qui peuvent être des exceptions. Peut-être l’exploration des ruines de l’Asie Mineure,par M. Texier, viendra-t-elle confirmer ou détruire quelques-uns de nos doutes. La relation dece jeune et savant voyageur est attendue avec impatience par la portion du public qui s’intéresseaux progrès de l’art ou aux souvenirs de l’antiquité.

Pour compléter, autant qu’il est en nous, notre travail sur les théâtres, et donner une idéedes matériaux que la relation de M. Texier promet à l’archéologie, nous en transcrirons ici unextrait contenant la description du théâtre d’Aspendus (2) :

« Bien ne manque absolument au théâtre d’Aspendus, excepté les battants des portes, leplancher et les décorations mobiles de la scène, et ce public vif, spirituel, des Grecs asiatiques,applaudissant une tragédie d 'Euripide, une comédie de Philémon ou de Menandre , charmant leloisir de l’intervalle de deux pièces par le récit d’une fable milésienne, par l’éloge ou la critiquede la dernière déclamation du rhéteur en vogue, par quelques dictons moqueurs sur les peu-

(I ) On ne rend point compte ici de la planche XLH, qui se rapporte au temple de Vénus. -Voyez ci-dessus, page 89 .

(a) Aspendus était une ville de Pamphylie fondée par les Argiens. Voyez Pomp. Mêla, I, ï 4, et Tite-Live , XXXVII, a 3.

38