Band 
Quatrième partie.
Seite
83
JPEG-Download
 

EXPLICATION DES PLANCHES.

83

niveau du sol, qui est à la hauteur de la deuxième précinction, pour déboucher dans l’arène,creusée beaucoup pi us bas.

CC. Entrées conduisant au corridor elliptique DD.

DD. Corridor qui fait, sauf une courte interruption, le tour de l’hémicycle, et qui conduitaux escaliers par lesquels on parvient à tous les gradins des caveœ inférieures.

EE. Petits escaliers donnant dans le corridor DD, par lesquels, en montant trois marches,traversant un palier et montant encore trois autres marches, on se trouve à la hauteur desdeuxièmes gradins de la première cavea.

F. Escaliers donnant dans le même corridor, et par lesquels, en montant deux marches, ettournant à droite ou à gauche sur un palier pour en monter encore dix, on se trouve au ni-veau de la première précinction et au bas de la deuxième cavea.

G. Paliers au sommet des escaliers F, sur lesquels se trouve la dernière marche inférieure desitincra ou scalœ qui, de cette première précinction, remontent jusqu’à la deuxième en traversantla balustrade, traversant également la troisième cavea, et atteignant jusqu’aux vomitoria de celle-ci. Ces vomitoires mettent en communication les deux routes qui conduisent chacune de leurcôté au sommet de l’édifice.

Les coupes de la planche XLVI présentent d’une manière encore plus claire ces ingénieusesdispositions. Il était impossible de mieux coordonner les avenues d’un si vaste édifice, de lesmultiplier davantage, et en même temps de les mieux distinguer entre elles, de manière queles spectateurs ne se confondissent pas en sortant des différentes places : précaution que Vitruve recommande à l’architecte.

HH. Gradins ou places d’honneur, assez larges pour placer les bisellmm ou foute autre espècede sièges ou de coussins ; ils sont séparés en différentes loges, comme nous l’avons fait remar-quer plus haut.

II. Gradins de la troisième cavea, au nombre de dix-huit, tandis que la seconde cavea n’en

ml

a que douze. La troisième cavea est partagée par les scalæ en quarante cunei pour toutel’ellipse; et la deuxième, en vingt. Tous ces gradins, admirablement conservés, sont partagésen sièges numérotés, de sorte qu’il ne pouvait y avoir ni erreur, ni discussion sur la placedestinée au porteur de chaque billet : disposition qu’il serait bien à propos d’imiter dans nosthéâtres.

Il est à remarquer qu’on arrivait du dehors aux quarante vomitoires de la troisième ^cavea,soit par la terrasse sur les deux tiers de l’ellipse, soit de plain-pied par le rempart sur l’autretiers. Un calcul assez simple ferait voir que, dans tout l’édifice, il y avait presque autant de ter-rain destiné aux communications qu’aux sièges des spectateurs : de sorte que l’assemblée entièreaurait pu se lever et sortir en même temps, sans qu’il en résultât la moindre confusion. Nosthéâtres modernes et nos édifices de tout genre, que clis-je? nos promenades publiques même,sont loin doffrir de pareils dégagements; et les accidents les plus funestes signalent notre impré-voyance à cet égard.

L. Petit couloir souterrain en pente, qui va de l’arène au dehors, et par lequel on faisait en-trer peut-etre certaines betes féroces : les antiquaires font observer que ce passage était fortétroit, afin que l’animal ne pût se retourner (i). Pour nous, nous admettons plus volontiers,avec MM. Romanelli ( 2 ) et Vinci (3), que cette issue était ce que les anciens appelaient

(1) Pompei descritta da Carlo Bonducci, 1827, p. 196.

(2) Voyage à Pompéi , p. 3 oi.

( 3 ) Descrizione delle ruine, etc., p. i 44 -

42