TEMPS PRIMITIFS Et MOYEN AGE
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faut doue placer la demeure primitive de nos pères dans lemassif des montagnes de l’Asie Mineure, là où s’élève leParopamisus ou Indoukousch dont les neiges étemellesalimentent l’Indus qui coule au sud et l’Oxus, qui se dirigevers le nord. La race allemande descend évidemment desmontagnes du Caucase.
De nombreuses preuves confirment cette paronté avec larace arienne, entre autres : des langues dont les racines sontcommunes, la même façon idéale de concevoir le monde,de fréquents rapports entre la religion et les mœurs des deuxpeuples, enfin l’analogie étroite que l’on découvre entre leslégendes des héros de l’Inde et de ceux de la Germanie,entre l’Indien Karna et l’Allemand Sigfrid,
Aquelle époque la branche germanique s’est-elle détachéedu tronc arien? A quel moment de l’histoire nos aïeux des-cendirent-ils du plateau de l’Asie pour se répandre en Eu-rope? On ne saurait le dire avec précision; on ne peut surce point établir que des probabilités. La séparation a dû sefaire avant l’époque où les Ariens passèrent de la vie no-made et pastorale à la vie agricole et sédentaire. A l’appuide cette hypothèse, nous indiquerons l’exacte ressemblancedu sanscrit et de l’allemand pour la plupart des mots quidésignent le bétail. Ainsi le nom de bœuf est en sanscrituxan, en allemand oschse, celui de la vache est en sanscritgô, en allemand kuh. Le porc s’appelle tard,ha dans la lan-gue sanscrite et barach en vieil allemand; l’oie, hansa ensanscrit, gans en allemand; la brebis, avis en sanscrit,ouwi en vieil allemand. Mais on ne rencontre plus entre lesdeux langues la même concordance, lorsqu’on passe destermes de la vie pastorale à ceux de l’agriculture.
Or, comme l’art agricole ne s’est développé chez les Ariensde l’Inde et de la Perse que vers le douzième siècle avantl’ère chrétienne, ce doit être vers ce temps que las Ger-mains prirent le chemin de l’ouest. Inutile de chercher àétablir des rapports entre leur émigration et celle des Hel-