TBMPS PRIMITIFS ET MOYEN A GTE
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Germains. La culture du sol, abandonnée aux vieillards etaux femmes, ne donnait qu’un peu de blé, seule produc-tion connue dans l’enfance de l’agriculture. En fait decommerce, ils échangeaient leurs brebis et leur bétail, lesarmes et les chevaux ; ils ne connurent l’usage de l’or et del’argent, ou du moins leur valeur vénale, que du temps desRomains.
Tout progrès était impossible avec un tel système de co-lonisation. Chaque Germain fixait sa demeure près d’unesource, d'un bois ou d’un pâturage. Avec de la terre glaiseet du bois, il construisait sa grossière cabane. A peine sil’on pouvait deviner leur goût futur pour les beaux-artsdans la manière dont ils blanchissaient les murailles deleurs maisons. En hiver, la plupart cherchaient dans lescavernes un refuge contre le froid.
La cour de chaque maison était entourée d’une clôture,ce qui lui donnait l’aspect d’une forteresse ou burg, cou-tume germaine dont le sens se retrouve dans l’adage an-glais « My house is my castle ! » Un village se composait demaisons disséminées sur une vaste étendue de terrain etnon groupées et disposées en rues. D’ailleurs, les Germainséprouvaient une véritable aversion pour les villes, dont lesmurailles semblaient gêner leur liberté individuelle. Lorsdes guerres de Civilis, les Teuctères, avant de s’allier auxUbiens pour secouer le joug de Rome, réclamèrent la des-truction de Cologne, fondée par Agrippine, sous prétexteque cette ville était une forteresse de la servitude et qu’onperdait dans ses murs l’habitude de la bravoure.
Simule et grossier était le costume des Germains. Lespauvres n’avaient qu’un manteau de peau de bête ou decoutil, retenu sur l’épaule gauche par une épingle ou uneépine. Un peu moins primitif était le vêtement des classesaisées. Si nous en croyons quelques auteurs, il consistait enune tunique courte à manches, serrant la taille, et en unmanteau de peau ou de fourrure. Les femmes portaient