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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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TEMPS PRIMITIFS ET MOYEN AGF,

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qui tères dirigeait les Germains dans leur lutte contre Vespa-

ine. sien et conseillait Civilis, qui lui fit hommage des trophées

ètc- de la guerre. Mais nous expliquerons plus loin ce rôle deiyen prêtresse attribué aux femmes de la Germanie.

'.ou- A ne consulter que les anciens noms de femmes dans laafin vieille Allemagne, on devine la vénération dont elles étaient

uter entourées. Voici quelques-uns des plus usités : Skonea (la

cos- belle), Berchta (la brillante), Heidr (la sereine), Liba (la

.vait vive), Swinda (la leste), etc. On en composa d’autres plus

ma- tard avec les mots Wiz, blanc, Svanh-wit, heit, rayonnant

(Adalheit, Adélaïde), etc. Les femmes se montrèrent dignesan- de ces noms glorieux et se distinguèrent par leur chasteté

leux autant que les hommes par leur bravoure. Blondes ves-

îpé- taies aux yeux bleus, elles apportaient à leurs maris une

bien virginité sans tache, et si quelqu’une avait souffert la

lent moindre atteinte à sa vertu, elle ne trouvait pas d’époux

b la complaisant pour réparer sa faute. Frau, joie, nom géné-

able rique donné à la femme, indique l’estime où on les tenait,

ême car la femme vertueuse est réellement la joie et l’honneur

■eux du foyer.

exe. D’ailleurs, on attendait pour le mariage la maturité du, les corps et celle de l’esprit, et il ne s’en contractait pas avant

Ce- l’âge de vingt ans. Le jeune homme offrait des présents à

aain la famille de sa fiancée, et achetait pour ainsi dire la jeune

lave fille. Cette formalité ne fut bientôt plus qu’un symbole des-

,it le tiné à affranchir la fiancée de la tutelle de ses parents pour

ion- la mettre sous la protection de son mari. Ces présents

îles, étaient un cheval harnaché, un bouclier, un ceinturon et

lans une épée. De son côté, la fiancée apportait des armes et des

îsla meubles dans la maison où elle entrait. Elle n’avait pas

3 un d’autre dot, les femmes étant exclues de la propriété dut, et sol. Une des preuves de la supériorité du mariage germainous sur celui des autres nations barbares, c’est la monogamie,es à H est vrai d’ajouter que les riches et les nobles se permet-rue- taient le luxe de plusieurs concubines. On était sans pitié