16
LA. SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES
pour la femme adultère. Son mari avait le droit de la dé-pouiller de ses vêtements et de ses cheveux en présence de ra
sa famille, et de la chasser de sa maison. Dans le cas de ^ C;
flagrant délit, la loi l’autorisait à tuer la coupable ainsi que su
son amant. Il n’est pas rare de rencontrer dans l’histoire * u
du moyen âge des exemples de femmes enterrées vivantes P a
avec le complice de leur adultère. ^
Aux âges préhistoriques, la mort même ne brisait pas le J eilien entre les époux; la femme devait, sous peine d’infamie, * 01comme cela se pratique encore dans l’Inde, suivre dans la 00tombe son mari défunt; cet usage se conserva beaucoup *î uplus longtemps dans le nord que dans le sud. L'historien ( I Ubysantin, Procope, prétend qu’il était encore en vigueurchez les Hérules au cinquième et au sixième siècle de l’èrechrétienne. « Les portes de l’enfer, disait-on, ne frapperont ^point les talons du mari que sa femme aura suivi dans lamort. » Aussi voyons-nous, dans la Saga, Gunehild ne ^iq
pas survivre à son mari. Saxo-Grammaticus, après avoir a c
raconté ce fait, ajoute que ce peuple en fit un grand mérite ( Ï U(
à la fidèle épouse. De même, suivant le mythe, Nanna fut * es
brûlée avec son mari; Brunehild se suicida pour ne pas anc
survivre à son fiancé Sigurd, et, avant d’expirer, elle flétrit des
la conduite de sa belle-sœur, qui avait refusé de suivre son sac
exemple. t
Le vieux chef de famille était fier de sa nombreuse pro- 1géniture, et il eut regardé comme un crime de limiter lenombre des enfants; mais en revanche, on étouffait impi- f° n 'toyablement ceux qui naissaient difformes. jou:
Un des crimes les plus sévèrement punis était le viol et diei
l’enlèvement d’une femme. Compagne fidèle de son époux drei
dans la bonne comme dans la mauvaise fortune, elle le sui- L
vait parfois aux combats, préparait ses aliments, lui appor- pag
tait à boire et à manger et réchauffait son ardeur guerrière. est
On cite plusieurs cas où les femmes, voyant les Germains raa<
lâcher pied, leur représentèrent l’opprobre de la défaite et cha;