PERIODE CARLOVING1ENNE ET OTHONIENNB
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ronne, administrés par des intendants, de la part réservée auprince sur le butin pris à l’ennemi, enfin du droit qu’il avaitde s’approprier les biens des affranchis morts sans héritiers.11 y joignit tout ce que peut fournir un pouvoir tyrannique.Dans ses voyages, il imposait aux communes par où ilpassait l’entretien de sa suite ; il faisait accorder gratuite-ment l'hospitalité aux employés qui voyageaient pour leservice de l’État ; enfin il convertit en une redevance obli-gatoire, fixe et annuelle, les dons volontaires que les tribusgermaniques offraient parfois à leurs chefs.
La justice fut encore un de ses moyens de gouverne-ment. Il est vrai que les juges, appelés scabini ouéchevins,étaient choisis par les assemblées électorales ; mais Charlespesa si despotiquement sur elles que l’élection ne fut bien-tôt qu’une simple formalité pour confirmer le choix duprince. Il avait d’ailleurs à sa nomination les centeniers oujuges des communes, les comtes ou juges des districts, etles missi dominici chargés de parcourir l’empire pour sur-veiller les uns et les autres. Enfin, de tous ces tribunaux,on pouvait appeler à une cour suprême, le tribunal du roi,que présidait un comte palatin. De fait, les juges, malgréleur serment professionnel, exécutaient les ordres du souve-rain, et on enleva même à leurs décisions la garantie d’im-partialité qu’elles puisaient dans la publicité des débats, enenfermant les tribunaux entre quatre murs et en couvrantde constructions les places de justice. Peu à peu les pénali-tés devinrent plus sévères ; l’amende fut remplacée, mêmepour l’homme libre, par des peines corporelles ou par ladégradation. Les tortures du moyen âge, le gibet et laroue devinrent des moyens de domination, et les bourreauxformèrent, sous l’égide du souverain, une milice nombreuseet redoutable.
On ne pouvait cependant étouffer toutes les libertés ; laprudence conseillait d’en laisser vivre quelques-unes auprofit des privilégiés. Deux fois par an, au printemps et à