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LA. SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES
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chaste, et deux d’entre elles, Berthe et Rotrudis donnèrent tèr
le jour à des bâtards. Il faut croire que la licence avait ga- Ion
gné toute la cour et que Charlemagne n’attachait qu’une l'É
mince importance aux intrigues amoureuses, si l’on en saj
juge par la légende de sa fille Emma et de son amant ilsEginhard. bu
11 avait fait venir d’Italie des architectes pour construire rer
et embellir ses magnifiques palais d’Ingelheim et d’Aix-la- do
Chapelle. C’est de là aussi qu’il tira les artistes chargés de deréformer les chants d'église. Sous l’influence de ces maîtres D’e
étrangers naquit l’art roman, qui a précédé l’art et le style avi
germaniques. Pourtant, à cette culture intellectuelle, toute me
d’importation étrangère, se mêla un certain coin de germa- tio
nisme, facile à distinguer. Ainsi, dans le recueil des chants L’i
religieux se conservèrent des chansons antérieures àl’époque foi
chrétienne dont on suit la trace en Angleterre jusqu’au sai
douzième siècle, où elles disparaissent pour toujours. Dans ter
les écoles des couvents, l’enseignement se donnait en langue do
allemande, et cela fut très-utile au développement des in- co
telligences. cô
sa:
tit
Nous ne saurions entrer ici dans de longs détails sur qr
l’origine et l’organisation de la caste monacale. Fondée au les
quatrième siècle dans les déserts de l’Égypte, par des exal- pa
tés ascétiques, elle parait faire partie des institutions de qi
l'Église dès le cinquième siècle, et elle s’étendit rapidement Re
sur tous les pays chrétiens. Rappelons seulement que ce de
fut saint Basile qui donna les règles de la vie monastique lei
aux couvents d’Orient, et saint Benoît de Narsia qui donna se;
la sienne à ceux de l’Occident (529). lé
Cette institution rendit en ce temps-là des services in- d’i
contestables. Appliquez, si vous le voulez, aux couvents a\
actuels la parole de Goethe : « le bon sens devient de la de
bêtise, le bienfait une calamité, » mais ne vous donnez