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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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LA. SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES

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chaste, et deux d’entre elles, Berthe et Rotrudis donnèrent tèr

le jour à des bâtards. Il faut croire que la licence avait ga- Ion

gné toute la cour et que Charlemagne n’attachait qu’une l'É

mince importance aux intrigues amoureuses, si l’on en saj

juge par la légende de sa fille Emma et de son amant ilsEginhard. bu

11 avait fait venir d’Italie des architectes pour construire rer

et embellir ses magnifiques palais d’Ingelheim et d’Aix-la- do

Chapelle. C’est de là aussi qu’il tira les artistes chargés de deréformer les chants d'église. Sous l’influence de ces maîtres D’e

étrangers naquit l’art roman, qui a précédé l’art et le style avi

germaniques. Pourtant, à cette culture intellectuelle, toute me

d’importation étrangère, se mêla un certain coin de germa- tio

nisme, facile à distinguer. Ainsi, dans le recueil des chants L’i

religieux se conservèrent des chansons antérieures àl’époque foi

chrétienne dont on suit la trace en Angleterre jusqu’au sai

douzième siècle, où elles disparaissent pour toujours. Dans ter

les écoles des couvents, l’enseignement se donnait en langue do

allemande, et cela fut très-utile au développement des in- co

telligences. cô

sa:

tit

Nous ne saurions entrer ici dans de longs détails sur qr

l’origine et l’organisation de la caste monacale. Fondée au les

quatrième siècle dans les déserts de l’Égypte, par des exal- pa

tés ascétiques, elle parait faire partie des institutions de qi

l'Église dès le cinquième siècle, et elle s’étendit rapidement Re

sur tous les pays chrétiens. Rappelons seulement que ce de

fut saint Basile qui donna les règles de la vie monastique lei

aux couvents d’Orient, et saint Benoît de Narsia qui donna se;

la sienne à ceux de l’Occident (529). lé

Cette institution rendit en ce temps-là des services in- d’i

contestables. Appliquez, si vous le voulez, aux couvents a\

actuels la parole de Goethe : « le bon sens devient de la de

bêtise, le bienfait une calamité, » mais ne vous donnez