PÉRIODE CARLO VIN'GIENNE ET OTHONIENNE
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zième siècle. Les princesses, aussi bien que les femmes depaysans et de serfs, se livraient à ces travaux. Luitgarde,fille de l’empereur Othon et femme de Conrad, duc de Lor-raine, fut une fileuse si adroite qu’elle mérita d’avoir unequenouille d’or sur son tombeau. Un historien anglo-saxon-Bèda, nous raconte que dès le septième siècle l’art de tra-vailler la laine avait fait de grands progrès et que des re-ligieuses se plaisaient à tisser pour leurs amants de beaux'ètements, ce qui ferait plus d’honneur à leur dévouementqu’à leur chasteté. Tant que le costume conserva son an,tique simplicité, c’est-à-dire jusqu’au milieu du moyen âge,les femmes même les plus nobles ne dédaignèrent point demanier avec la quenouille, l’aiguille et les ciseaux, et maintepoésie nous a conservé des scènes gracieuses où des prin-cesses taillent de leurs propres mains les habits que leursfemmes coudront ensuite.
Le genre d’architecture usité à cette époque montre queles bâtiments étaient surtout construits en pièces de boistravaillé ; les pierres et les tuiles étaient rarement employées.L’intérieur était formé d’une seule pièce au milieu de la-quelle s’élevait une colonne qui supportait le toit. Bientôton y ajouta des bardeaux pour la couverture et l’escalier.
On commençait pourtant à élever des constructions enpierre, même sous Charlemagne. Les palais de ce prince àIngelheim, Aix-la-Chapelle et ailleurs, plusieurs de sesmaisons de plaisance étaient de cette matière. Une de cesmaisons comprenait trois chambres, onze cabinets, deuxgreniers et une cave ; elle avait deux vestibules et était en-tourée d’une plate-forme. Parmi les meubles on remarquecinq lits de plumes avec matelas, deux chaudrons en cui-vre et six en fer, un candélabre de même métal, des nappeset des serviettes, des faucilles, des haches etc. En 895, lavaleur d’une maison de plaisance était de douze schellings.
Il y avait quelque différence entre le système monétairedu Nord et celui du Sud. La livre d’argent valait chez les
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