Buch 
La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
Entstehung
Seite
87
JPEG-Download
 

LA. CHEVALERIE A LA COUR

87

ar- habits qu’il vous prodigue, bruns, rouges, bleus, blancs,'

au verts, jaunes ou noirs, il faut encore que dans votre orgueil

t il excessif vous coupiez votre habit en morceaux, que vous

in- mettiez du rouge à côté du blanc, là-bas du jaune et plus

loin du vert, l’un tordu, l’autre plat, ceci bigarre*, cela brun;me ici un lion, autre part un aigle. » Ce dernier reproche s’a-

ce, dresse à la mode ridicule de porter les armoiries brodées

>ût sur le costume qui faisait ressembler les gens à un manuel

ive héraldique. Jusqu’au quinzième et seizième siècle, où l’on

ia . pris les modes espagnoles, la tunique et le manteau étaient

les vêtements principaux des deux sexes. De bonne heure,f a . on adopta l’usage des chemises, et les Allemands inven-

es. tèrent les pantalons qui descendaient jusqu’aux pieds et

de que l’on rattachait sous la tunique au moyen d’une cour-

la roie. Ace vêtement tenaient d’abord des semelles de cuir

ux qui faisaient office de souliers, mais plus tard la chaussure

les devint plus compliquée et plus coûteuse, et l’on se servit

ms pour monter à cheval de bottes à l’écuyère. La ceinture était

lus garnie à droite d’une épée, à gauche d’un poignard dont

ie, la poignée et le fourreau ainsi que le baudrier étaient or-

t re nés avec un luxe raffiné. Vers le temps de la décadence, la

r fi - tunique fut fendue sur les côtés et raccourcie en forme de

lui veste; les habits composés d’une foule de chiffons d’étoffe;

i’a les manches prirent une largeur ridicule et tout le costume

es. devint si tailladé qu’il laissa voir partout les couleurs de

ir- la doublure.

le, Avec la Réforme les pantalons devinrent plus larges. Il

la est probable que les hommes n’avaient d’abord pour coif-

rs, lare que les capuchons de leurs tuniques, mais à l’époque

ix, dont nous parlons, ils se couvraient la tête de barrettes et

de chapeaux de luxe.

Il Le fard n’était même pas inconnu à la société chevale-

;a- resque et son usage fréquent, dans la toilette des dames,

e : indique le soin qu’elles prenaient de leurs charmes. Leur

les chevelure était divisée sur le front et retombait en boucles