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LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES
Plus tard la pudeur fut un peu plus ménagée et il fut per- déb<mis aux époux de se coucher tout habillés. De singuliers corr 'usages signalaient les mariages que les princes contractaieni ® ^à l’étranger par procuration. Ainsi lorsque Maximilien I"épousa de cette façon Anne de Bretagne, union qui d’ailleurs v!eB
ne fût pas consommée, voici comment eut lieu la cérémonie avecd’après le chroniqueur Jacob Unrest : « Le roi Maximilienenvoya un de ses serviteurs, Herbolo de Polhaim, en Ere.. sac ' etagne, pour recevoir la fiancée royale. I) fut honnêtemenl 1113 s
reçu dans la ville de Rennes et là, il coucha avec la fiancée ^ es 1
du roi, car c’est l’usage des princes que leurs ambassadeurs ^ esccouchent avec leur fiancée sans quitter leur armure, lepied et le bras droits nus, et une épée nue entre les deux. « miSi
Le lendemain des noces l’époux offrait à sa femme un sout
présent pour la récompenser de la virginité qu’elle lui avaitsacrifiée. usa ^
D’après la loi, la femme était en tout l’inférieure et la 5 U1
servante de son mari. Même dans l’aimable France, une lec ^
ordonnance royale permettait à celui-ci de la battre au be- P ret
soin. Il est vrai que les dames acquirent bientôt l’influence ' I ‘ us
et l’autorité que leur refusait la loi. Elles durent aux mœurs Pro '
et à la sentimentalité de la chevalerie d’être placées au pre- e ' ai *
mier rang et perdirent en même temps le charme de la vie a 'I 1
domestique et la chaste réserve d’autrefois.
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Je suis frappé de la ressemblance que je rencontre dans e ® a 'les idées que le moyen âge se faisait de l’amour et cellesqu’on professe aujourd’hui à ce sujet : ce sont presque les 11mêmes expressions. Alors comme aujourd’hui le mariage nétait réputé le tombeau de l’amour et celui-ci étant incon-testablement supérieur à l’autre, les liens du mariage ne f ec
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devaient pas empêcher les époux de chercher à le satisfaire
au dehors. Voilà le principe qui domine dans la littérature Une
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au moyen âge et l’amour y aurait sans doute dégénéré en