LA CHEVALERIE A LA COUR
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çais nait pas moins de trente ducs et princes, deux cents comtes
eux et barons, plus de treize cents chevaliers et près de quatre
as- mille pages. Pour se faire une idée de la dépense qu’entrai-
par nait un tel rassemblement, il faut songer que pendant toute
an- la durée de la diète, il y avait table ouverte ’pom- tous les
sis- invités. Le luxe des mariages grandit à mesure que la ehe-
sait valerie déclinait : celui du duc Georges de Bavière avec la
iurs princesse de Pologne Hedwige, coûta 55,766 florins, ce qui
res- était alors une somme énorme,
lesrai.
t se Mais les plus belles fêtes de la chevalerie étaient les four-rait nois, qui durent probablement leur origine aux exercices
our militaires des anciens Germains et Gaulois,
sait Henri I er les transforma en y introduisant l’habitude d'y
vec paraître à cheval, et ils furent vers le seizième siècle éclipsés
ent par les carrousels. Il y eut en Allemagne quatre sociétés de
ale. tournois : Souabe, Franconie, Bavière et Palatinat du Rhin,
les, Les princes en avaient la direction et la police. On luttait
es : soit à cheval avec la lance et l’épée, soit à pied avec la hache
ans d’armes, la massue ou la pique. Les plus brillants étaient
Dur les tournois à cheval ou à la lance. Il ne faut pas confon-
dre les exercices où l’on ne se servait que de lances tron-les, quées ou d’épées sans tranchant, avec les luttes véritables à
lait armes tranchantes qui étaient souvent meurtrières. A Neus,
près de Cologne, dans un tournois qui fut donné en 1241,les soixante chevaliers restèrent sur le champ de bataille, preuve
îs : que la société féodale aimait la vue du sang autant que la
er, populace de l’ancienne Rome. D’ailleurs, l’histoire nous ap-
de prend que les hommes ont été de tout temps portés à s’entre-
tuer, quand ce n’est point par haine ou par avarice, c’esti’y eu manière de jeu et de passe-temps,
na Dans les premiers temps, le vainqueur obtenait en récom-
ne pense une chaîne ou une couronne d’or, une armure, une
’e- écharpe brodée ou quelque beau cheval. Mais plus tard on
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