l'art militaire et la jurisprudence
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le décès de celui-ci et n'avait que le douaire qu’il lui avaitaccordé. En général, les femmes n’héritaient que du mobi-lier, du petit bétail ou des bêtes à plumes; leurs frères, surl’héritage paternel, ne leur donnaient qu’une somme insi-gnifiante. Aux enfants naturels, la loi n’accordait rien; elleüe réservait que des aliments aux nains, aux hermaphro-dites et aux estropiés. La fortune de celui dont les filsétaient morts, passaient à ses petits-fils, sans que les en-fants de ses filles y eussent aucune part. Le prêtre séculierpartageait avec ses frères ou sœurs du même lit, enfin sespins proches parents. L’âge de la majorité était en certainslieux, celui de la puberté; ailleurs, il variait entre dix-huitet vingt-et-un ans. Dans les relations entre époux, les pré-ceptes de l’Église faisaient loi ; il en était de même pourles créances, surtout depuis que les villes eurent adopté descodes hypothécaires. Celui qui ne payait pas ses dettespouvait être jeté en prison par son créancier ou même sou-mis à des travaux domestiques. Pourtant s’il trouvait cau-tion, le crédit lui était continué comme cela se pratiqueencore.
Aux inconvénients qui résultaient de tant de lois contra-dictoires s’ajoutait la diversité des monnaies, des poids etdes mesures. Le décret de Ottokar de Bohême nous faitconnaître quelle était la façon primitive de peser et demesurer les denrées. La largeur de quatre grains d’orgeéquivalait à l’épaisseur d’un doigt; dix doigts formaient unpied. Le gobelet représentait pour les solides, et le quartpour les liquides, la quantité qui pouvait tenir dans lesdeux mains, l’once ne représentait que la moitié de cettequantité.
Outre les rois et les empereurs qui avaient droit de battremonnaie, ce privilège avait été accordé à une foule deprinces laïques ou religieux. En de certaines villes, il étaitexercé par des bourgeois influents. Mais partout la fabri-cation resta grossière jusqu’aux Hohenstaufen, surtout