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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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l’art militaire et la jurisprudence

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Tacite nous l’apprend, dans le culte païen de Nertlius. Lacloche annonçait tous les mercredis soir l’ouverture de latrêve, et celui qui refusait de l’écouter était excommunié,puis mis bientôt au ban de l’Empire, s’il n’avait pas faitamende honorable.

Malgré toutes ces prescriptions, le mal était grand encore,faute d’une police énergique. a Le pillage n’est pas unehonte », disait-on proverbialement. Un prélat italien duquinzième siècle ajoutait : « Toute l’Allemagne n’est qu’unecaverne de brigands dont le plus célèbre est celui qui com-met le plus de forfaits. » Il fallut trouver de nouveaux re-mèdes, et l’on imagina d’accorder le droit d’asile aux égliseset aux couvents, privilège que Ton étendit aux cimetières,à certains quartiers et même à des villes entières. Ce n’étaitd’abord qu’un refuge ouvert à l’innocence et digne d'élo-ges; mais les fripons et les malfaiteurs en profitèrent à leurtour, et ce droit sacré servit parfois à sauver les plus grandsscélérats des mains de la justice. Il était réservé à notresiècle de faire disparaître un tel abus qui, chassé de partout,s’était en dernier lieu réfugié dans les hôtel, d’ambassade.