BOURGEOIS ET PAYSANS
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s’opéra à la Renaissance, il n’y a qu’à jeter les yeux surZurich au commencement du quinzième siècle. Presquetoutes les maisons, l’hôtel de ville lui-même, sont en boiset les fenêtres en drap ne seront que plus tard remplacéespar le verre. Ce n’est qu’en 1430 que l’on amène, au moyende drains, les eaux d’une source et que l’on construit lapremière fontaine. Mais dès la seconde moitié du quinzièmesiècle, la scène change. Le maire Hanns Waldmann a profitédes guerres de Bourgogne pour introduire de notablesaméliorations. Plusieurs édifices ayant été construits enpierres de taille, on a des appartements différents pourl’hiver et pour l’été, des salons, des pérystyles meublésavec luxe et dont les murs intérieurs sont revêtus de boi-series.
Voici, d'après une peinture du temps, quel était alors lecostume des bourgeois : une redingote fermée au cou, sansmanches et sans boutons descend jusqu’aux pieds; lesfemmes la portent large et traînante ou relevée par uneceinture. La tête est nue excepté chez les messieurs d’unrang élevé qui portent un chapeau ou une casquette. Lachevelure des femmes tombe en boucles sur les épaules,couvertes comme celles des hommes d’un large manteau.Pendant le deuil, le front est ceint d’un bandeau de toile.Ni bijoux ni pierreries. Les souliers sont pointus et pluslongs que le pied.
Bientôt ce costume simple fut remplacé par de richesvêtements et les bourgeoises rivalisèrent d’élégance et derecherche avec les dames nobles. Dès 1220, elles portaient àMayence des robes à queue, au mépris des sermons que lesprédicateurs débitaient contre cet ornement. GottfriedHagen, de Cologne, parle même de chapeaux à plumes depaon en usage chez les riches bourgeois. Le noir dominaitdéjà dans la tenue dS la magistrature.
De nombreux témoignages attestent les progrès que fiten peu de temps l’architecture. On cite comme type de jolie