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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES

finit la branche mâle de Luxembourg ; il a pour successeurson gendre, Albert d’Autriche, dont le règne fut insignifiantet qui laissa la couronne à Frédéric III. Sous ce dernier, lapuissance impériale tomba au plus bas, méprisée desprinces et des villes qui se gouvernaient à leur gré. tandisque les frontières étaient menacées par les Turcs de Mu-rad I er (1361-1389).

Le fils et successeur de Frédéric, Maximilien I er , connusous le nom de dernier chevalier , vit tous ses plans échouerd’une façon tragi-comique; il n’eut de bonheur que dansson mariage avec l’héritière de Bourgogne, Félix Austrianube. N’ayant conservé de l’empire romain que les vainshochets du couronnement, il fut constamment battu parles Suisses et obligé de reconnaître, à la paix de Bâle (1499),l’indépendance de leur Confédération.

Nous laissons l’Allemagne, à la fin du moyen âge,dans l’impuissance et le morcellement. Les forces qui ani-maient ce grand corps sont épuisées; il faut, pour redonnerla vie à des institutions moribondes, qu’il s’ouvre de nou<veaux horizons. Après un sommeil de plus de mille ans, leschefs-d’œuvre de l’antiquité reparaîtront au jour, le soufflede la liberté et de la libre discussion va dissiper le voiletendu devant les intelligences; une ère nouvelle s’annonce,ère de combats et de déchirements, mais aussi d’affran-chissement et d’émancipation.