RÉFORME, RÉVOLUTION ET RÉACTION
État politique de l’Europe au commencement de cette période. —Tentative infructueuse de réforme politique. — Luther : théo-logie luthérienne. — Heureux débuts de la Réforme : Luther etCharles-Quint. — Tendances révolutionnaires de la chevalerieet des paysans; chute de la Hanse. — Politique luthérienne.Régénération du catholicisme : Jésuites. — Guerre de Trente Ans.
Voici quelle était à ce moment la situation politique del’Europe. L’Italie, bien que morcelée, offrait toujours uneriche proie aux conquérants étrangers. Encore belle danssa ruine, elle charmait le monde civilisé par l’éclat de lalittérature et des arts et régnait sur les masses par l’auto-rité pontificale. Le Saint-Siège était alors occupé par unMèdicis, Léon X, qui orna les galeries du Vatican des pein-tures magnifiques de Raphaël. Le reste de la péninsule étaitgouverné par des princes qui répondaient tous au portraitidéal tracé par Machiavel, de son pinceau diabolique. Aunord, dominaient les républiques rivales de Gènes et deVenise dirigées, surtout la dernière, par une aristocratiehabile dans les ruses de la diplomatie.
En Espagne, après la prise de Grenade, la main de ferde la royauté, secondée par les tribunaux de l’inquisition