ART MILITAIRE
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remplaça les troupes mercenaires de la chevalerie féodalepar des milices régulières, et, plus tard, Louis XIV recrutases armées parmi ses sujets, au lieu de prendre des étran-gers à sa solde. Enfin la révolution française, en imposantà chacun le devoir de défendre la patrie, inaugura le sys-tème des armées contemporaines.
Les paysans allemands formèrent le noyau des corps delansquenets, organisés par Maximilien I er et fortifiés parFrondsberg, qui constituaient la force de l’infanterie etobéissaient à la voix d’un capitaine expérimenté. Un régi-ment, lorsque Charles Quint eut reconstitué l’armée, com-prenait 400 hommes d’infanterie, 100 piques, 50 épées decombat, 200 mousquets et 50 hommes de réserve pourremplir les vides. Les piquiers étaient couverts d’une ar-mure avec la cotte de maille et le casque à pointe ; pourarmes ils avaient le mousquet, deux pistolets à la ceintureet une pique de 16 à 18 pieds. A la place de la pique, unepartie du détachement portait la hallebarde, sorte d’épée àdeux tranchants. Les anciens arbalétriers avaient été munisd’une arquebuse à rouet, inventée à Nuremberg en 1517 ;ils portaient le casque et une légère cuirasse. Plus tard, onleur donna le mousquet dont l’amorce s’enflammait aumoyen d’une mèche, puis d’un disque d’acier qui faisaitjaillir des étincelles d’une pierre à feu. En tête de chaquebataillon, marchaient 10 ou 15 mousquetaires dont la soldeétait de 10 florins par mois. Le capitaine du bataillon entouchait 40, le lieutenant et l’enseigne chacun 20, le sergent-major 12, le chapelain et les sous-officiers 8. La réunion de8 à 10 bataillons formait un régiment, commandé par uncolonel dont la solde était de 400 florins par mois; son lieu-tenant-colonel n’en touchait que 100. Le choix de chaqueofficier était réservé à l’officier supérieur immédiat. On nepayait les troupes que tous les trois mois et les retardsprovoquèrent souvent des révoltes; l’équipement était à lacharge du soldat qui s’habillait et s’armait il son gré. Ce-