HISTOIRE DU CAFÉIER
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carrosse devant les cafés et qu'on leur servait par laportière leur tasse de café sur des soucoupes d’argent.
On montre encore la table ou Bonaparte faisait sapartie d'échecs. Lorsqu'on élargit la rue de Rivoli, en1834, le café de la Régence se transporta un instantrue de Richelieu, mais il revint définitivement dansla rue S l -Honoré, à l'angle de la rue de Rohan.
Vers la fin du siècle dernier, \elloni, limonadieritalien, ouvrit à Paris, au coin de la rue Taitbout,un café qui prit le nom de café Tortoni aux premierstemps de l’empire, on y vendait des glaces parfuméeset le fameux Lacryma Christi, vrai ou fabriqué. Cecafé fut très fréquenté.
Cependant aux approches de la révolution de 1789,le nombre des an ateurs diminuait dans les cafés.Pour les rappeler, on introduisit dans les cafés lesjournaux, gazettes et brochures, et quand le momentarriva où la France allait changer de régime, tout lemonde se précipitait dans ces établissements pourconnaître les nouvelles du jour.
En 1807, quelques-uns des habitués du Tortoniétaient le prince de Talleyraml, Montrond, Lacretellefils, Talma, Rouget de Liste, Àndrieux, Ribouüé,auteur dramatique, etc. On y jouait au billard ;l'ancien évêque d'Autun était si passionné pour ce jeuqu'un jour il refusa à M. de Jouy, d’aller aux Variétésvoir jouer la pièce de Désaugiers, les Bateliers duNiémen. 11 perdit, en pariant, tout son portefeuille,qui contenait vingt-cinq billets de mille francs. J'eussebien fait d’aller avec vous, dit-il à M. de Jouy, quiétait rentré au café après la soirée.
Chaque année on voyait s’ouvrir de nouveaux cafés,qui ne manquaient jamais d'amateurs, tant cetteboisson était devenue en faveur. Citons, entre autres,