HISTOIRE DU CAFÉIER
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lie café Manouri, sur le quai de l’Ecole, où se réunis-saient les beaux esprits ; le café Cuisinier, placeS'-Michel, ou Napoléon et Duroc déjeûnant ensemble,ne trouvèrent pas dans leur bourse de quoi payer leurdépense ; le café Foy, qui devint un clube politique ;lie café Moinus, où les poètes et romanciers se com-muniquaient leurs productions littéraires ; le café deF'aris, ouvert le 15 juillet 1822 ; le café Desmares, aucoin de la rue du Bac et de l'Université ; le caféde la Rotonde, le café du Helder, etc., etc. Nous nepouvons nous étendre plus longuement sur cettehistoire des cafés, traitée longuement par Drumont.
Si l’on en croit une statistique, il n’existait pasmoins de six cents cafés à Paris à la fin du règne deLouis XV. Ce fut à cette époque que les premierscafés furent ouverts à Rouen.
A Venise, dit M me de Staël, les plus grandes damesrecevaient toutes leurs visites dans les cafés de laplace S‘-Marc, et cette confusion bizarre empêchaitque les salons ne devinssent trop sérieusement unearène pour les prétentions de l’amour-propre L
On a vu précédemment qu'en Angleterre les cafésétaient aussi nombreux qu’en France. Ils furent deplus en plus fréquentés, surtout à l’époque de la révo-lution de 1(168. On les appelait plaisamment « desuniversités à deux sous », parce que la tasse de cafén’y coûtait que ce prix, et qu’on y discourait deschoses les plus variées.
Le Gouvernement fit fermer ces cafés en 1073, sous
1. Corinne ou l’Italie, liv. XV, ch. vin, voir aussi Montesquieu,Lettres Persanes, XXXVI.
On trouvera daus la grande Encv'clopédie une énumérationdes cales les pl..s en vogue maintenant. L’histoire des cafés deParis a été écrite par plusieurs auteurs. (1)
1. Voir à la bibliographie les noms de Delvau, F. Michel, Ed. Fournier,Lepage, etc, ■