HISTOIRE DU CAFÉIER
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sont dans toutes les bibliothèques, a publié sous letitre de Café de Sourate une œuvre allégorique, danslaquelle il suppose des interlocuteurs de nations diffé-rentes, défendant chacun leur religion respective.Ils finissent par se mettre d’accord, grâce à l’inter-vention d'un Chinois !
Le savant professeur Charma à cité le café dans ladouzième leçon de sa Logique, à propos de la produc-tion de la pensée artificielle. Il recommande l’usagegradué de cette boisson, afin que l'excitation, impri-mée par elle au système nerveux, soit soumise à laloi du progrès.
Doit-on attribuer à l'usage du café les travaux lit-téraires auxquels s'adonna le fils de Procope ? Citonsles titres de ses comédies qui eurent un succès éphé-mère : Arlequin balourd, l’Assemblée des comédiens,les Fées, Pygmalion, la Gageure, les deux Basile oule Roman, sans compter plusieurs pièces de vers. Unecomédie intitulée Le Café fut publiée en 1094, chezPierre Auboin ; elle n'eût pas de succès, on ne le con-naissait pas suffisamment.
Un opéra comique de Meilhat, avec musique deDettes, a pour titre : Le Café du lioi. Il fut représentéau Théâtre Lyrique le 10 Novembre 1801.
Decamps, Marilhat, de Tournemine, comme pein-tres, se sont plus à représenter des scènes de café, lepremier dans son Café Turc, qui figura à l'expositionde 1855 ; le second, dans son Café sur une route deSgrie, qui parut au Salon de 1844 ; le troisième enfin,dans son Café en Asie mineure, qui eut les honneursdu Salon de 1859, et qu'on remarqua à l’expositionuniverselle de 1807. Un panneau décoratif pour lebuffet de l'opéra par S. Mazerolles, figurait à l’expo-sition de 1878.