PROSPECTUS. 5
von Linné, nous y rapportons les noms officinaux'& botaniques, nous y ajoutons lesnoms françois , anglois , hollandois, italiens, espagnols, allemands, arabes, africains,asiatiques & américains, quand ces différais noms ont pu parvenir à notre connoisian-ce; le nomenclator botanìcus de M. (Eder nous a été pour cee effet d’un grand secours;nous donnons ensuite la description de la plante suivant les caractères de MM. Tour-nefort & Linné ; nous parcourons les différentes especes du même genre ; nous rap-portons leurs caractères spécifiques ; nous exposons fous quelle classe du systèmede MM. Tournefort & Linné, on peut ranger chaque getyre; de plus nous indiquonsìes différons endroits de la terre où on peut les trouver.
Le jardin de Malabar, par Rh’eede ; l’herbier d’Amboine, par Rumphe; les plantesd’Amérique, par Plumier & Jacquin ; rhistoire naturelle de la Jamaïque, par Sloane &Brovme ; celle de la Caroline , par Catesby; celle du Brésil, par Marcgrave & le Poix ;les plantes d’Afrique, celles des Indes &c du Cap, par Burmann , l’histoire des mousses, parDillen ; celle des graminées, par Schewcher; le journal du Pérou, par le P. Feuillée; leflora de Nuremberg, par Volckramer ; les nouveaux genres de Michieli ; le flora deDannemarck, par Eder; les amœnitates exotìcœ , de Kempfer ; les plantes de Sicile, parBoccone ; celles de Nice & de Piémont, par Allioni; celles de Véronne, parSeguier;& celles de Suisse, par Haller; le flora de Leyde, par Royen; celui d’Autriche, parKramer & Crantz; celui de Vienne, par Jacquin; d'Angleterre, par Hill & Hud-fon ; de Laponie , de Suede & de Zélande , par M. le Chevalier Linné ; deVirginie & Oriental, par Gronovius ; de Sibérie, par Gmelin ; d’Egypte, parAlpin; & de Prusse, par Laefelius ; les différons voyages faits par M. de Tournefortdans le Levant; par M. Adanson, dans le Sénégal; paf Hasselquiest, dans la Pales-tine; par Lœfling, dans l’Espagne; Osbeck, dans les Indes orientales; & plusieursautres ouvrages dont l’énumération seroit trop longue, nous ont été d’un grand se-cours pour pouvoir assigner a chaque plante le lieu de fa naissance; quant aux plantesde la France, nous nous sommes servis de notre dictionnaire des plantes, arbres ôcarbustes du royaume, de notre Tournefortius Lotharingie , & de différons botaniconsparticuliers, qui nous ont été communiqués depuis que nous avons publié ces deuxouvrages ; enfin nous avons consulté tous les principaux auteurs de Botanique qui onttraité des plantes; c’est dans leurs ouvrages que nous avons puisé la plupart de nosdescriptions, & quand nous en avons trouvé d’íncoxnplectes, nous avons rm pouvoir
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Nous exposons en outre la culture de chaque plante en faveur de ceux qui veulent,pour ainsi dire, la naturaliser; nous avons recours pour cet effet aux meilleurs livresqui ont paru fur l’agriculture & le jardinage , & notamment au grand dictionnaire deMiller ; cet auteur a traité ex profejso , tout ce qui peut concerner la culture desplantes; Bradley, la Quintinie, Mortimer , MM. Duhamel, & de Sutieres ,nous ont fourni dans leurs écrits, une infinité d’observatîons à ce sujet ; nous nediilimulons pas que nous nous en sommes beaucoup aidés, de même que des différenstraités particuliers qui ont paru fur la vigne & fur les vins, entr’autres ceux deMM. Maupin , Bidet, ôc i’Abbé Rosier; nous ne finirions pas si nous voulionsdonner une liste de tous les ouvrages que nous avons parcourus pour rendre ce Diction-naire plus général, & lui donner un certain degré de perfection ; nous ne faisons pasmoins usage, sur la culture des plantes, des expériences que nous avons faites , & detoutes c J ìes dont on a bien voulu nous faire part dans différens temps, & notam-ment pendant le cours de nos voyages; nous avons grand foin de ne parler ici qu’a-près d’habiles cultivateurs, & nous nous sommes imposés la loi de ne traiter Tagri-culture & le jardinage qu’après avoir consulté de vive voix les gens de l’art, préféra-blement à plusieurs auteurs modernes qui nous donnent journellement la plus bellethéorie, & qui u’ont pas même la moindre teinture de la pratique; on n’est labou-reur qu’en maniant le foc de la charrue, & jardinier qu’en cultivant les arbres & lesplantes; M. Richard, fameux Jardinier Botaniste du Roi pour ses jardins de Trianon,fort versé dans la culture des végétaux , tant exotiques qu’indigenes, s’est prêté de lafaçon la plus honnête pour nous faire part de ses lumières ; nous avons encore desobligations infinies à M. Trochereau de la Berniere , résidant à Saint-Germain, ceeamateur cultive dans ses jardins les plantes avec le plus grand foin ; nous nous sommesen outre servis de ce qui pouvòit se trouver de plus intéressant fur la culture desplantes, dans les collections académiques, journaux, gazettes & ouvrages périodiques.
Mais il ne suffit pas , du moins l’avons^nous pensé , de faire connoítrelomé L B