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Histoire universelle et raisonnée des végétaux : connus sous tous les différents aspects possibles ou dictionnaire physique naturel et oeconomique de toutes les plantes qui ornent la surface du globe / par Pierre-Joseph Buc'hoz : contenant leurs noms botaniques & triviaux dans toutes les langues de l'Europe, leurs classes, leurs familles, leurs genres & leurs especes ...
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6 PROSPECTUS.

trne plante a nos lecteurs, íi nous ne faisons mention en même-temps des diffé-rens animaux auxquels elle peut servir de nourriture, aussi avons-nous grand soindentrer dans ce détail, toutes les fois que sen présente loccasion ; & lorsque cesanimaux se trouvent être de nature à pouvoir nuire aux plantes , nous indiquonsles moyens quon peut employer pour les détruire ; cest précisément dans cet endroitde larticle nous parlons des infectes , & des dommages quils apportent souventaux plantes fruitières & potagères ; nous passons de 'a ianalyl'e chymique deîa plante , mais nous ne la donnons quautant quelle pourroit mériter une atten-tion particulière , par les différentes substances qui se trouveroient dans certaines,telles que le camphre, le sucre, &c.

Nous examinons ensuite la plante dont il sagit peut être utile en médecine,de quelle façon on doit iemployer , íì cest à lintérieur ou à lextérieur , &pour quelle maladie elle convient, à quelle dose on peut la porter, & sous quellesformules on peut la prescrire ; nous rapportons en outre les différens cas danslesquels on l'emploie , & quels effets il en peut résulter , cest même - la partiela plus intéressante de chaque article ; nous avons souvent fait usage des végétauxdans notre pratique médicale , & nous en expérimentons journellement les plusgrands succès ; nous ne pouvons assez recommander de les employer ; fans altérernotre tempérament , ils ne cessent de produire les plus heureux effets ; nous nousappliquons fur-tout à faire connaître les plantes que la nature a fourni à cha-,que pays pour le traitement des maladies qui y règnent. Pourquoi aller chercherdans les pays lointains des remedes moins efficaces que les indigènes par leípecedanalogie que ceux -ci peuvent avoir avec les tempéramens de ceux qui en feroientusage , & par la perte des vertus de çeux-, occasionnée presque toujours par lexhalai-son & les vapeurs qui sélevent de la mer, & par le long laps de temps qui sécouleavanc que de pouvoir nous parvenir ? Le Créateur infiniment sage & pourvoyant amis à portée de chacun de nous tout ce qui peut nous être utile , tant en état de ma-ladie que dans celui de santé ; nous ne nous contentons pas de considérer les plantescomme médicamens pour lhomme, nous examinons encore leurs vertus dans 1 arcvétérinaire, & quelle différence On peut apporter pour les doses, lorsquon les pres-crit aux animaux domestiques ; MM. Bourgelat, Vitet, lAbbé Rosier, Lafoffe , nousont servi do guijoc j vr %ut* cet

Mais parmi les plantes, il ne sen trouve quun certain nomore quicoav; t ai. S ntpuurles médicamens , dautres semploient comme alimens , dautres sont destinées à em-bellir notre séjour & à orner nos jardins, & il y en a enfin -qui font de laplus grande utilité dans les arts. Nous considérons dans cet ouvrage toutes les plantessous ces différens aspects , nous indiquons dabord la maniéré de préparer celles quipeuvent nous servir comme alimens, soit dans ce continent, soit dans lautre, ce quinous donne lieu dentrer dans quelques détails fur différens arts concernant ces objets,tels que la boulangerie, la cuisine végétale, lart de la distillation & du confiseur;tous ces arts nous sont, du moins pour la plupart, dune utilité première; cest aussides plantes dont on se sert pour la construction de nos bâtimens , de nos vaisseaux,de nos machines , pour la fabrique de nos meubles, pour nos habillemens, en un monil ny a aucun art qui ne soit obligé dy recourir ; nous considérons donc les plantesrelativement à tous leurs usages économiques, & nous nomettons rien de ce qui peutfaire connoître à nos concitoyens tous les préfens que nous offre journellement le sou-verain Etre, tant pour notre subsistance, que pour celle des autres êtres animés quila soumis à notre empire.

Combien ne fe trouve-t-il pas de plantes dans nos campagnes, que nous foulonsaux pieds, & qui, cultivées dans nos jardins, pourroient en devenir le plus belornement ? nous les tirons pour ainsi dire du mépris elles sont, & nousengageons à chaque instant nos amateurs à en faire une culture particulière dansleurs parterres; nous leur indiquons en conséquence celles qui pourroient y mieuxfigurer ; une belle fuite dorchides, ne lemporte-t-elle pas fur les plus belles fleursde nos jardins? Aussi commence-t-on déja à sappliquer à leur culture ; nous enavons vu un très-beau gradin à Saint - Germain, chez M. Trochereau.

D les dames peuvent - elles tirer de meilleurs parfums , dessences plusexquises, de fards moins dangereux , deaux cosmétiques plils sûres , que desplantes? Cest dans ces mêmes plantes quelles trouvent ce quil y a de plus fiat-

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