6 PROSPECTUS.
trne plante a nos lecteurs, íi nous ne faisons mention en même-temps des diffé-rens animaux auxquels elle peut servir de nourriture, aussi avons-nous grand soind’entrer dans ce détail, toutes les fois que s’en présente l’occasion ; & lorsque cesanimaux se trouvent être de nature à pouvoir nuire aux plantes , nous indiquonsles moyens qu’on peut employer pour les détruire ; c’est précisément dans cet endroitde l’article où nous parlons des infectes , & des dommages qu’ils apportent souventaux plantes fruitières & potagères ; nous passons de là 'a i’analyl'e chymique deîa plante , mais nous ne la donnons qu’autant qu’elle pourroit mériter une atten-tion particulière , par les différentes substances qui se trouveroient dans certaines,telles que le camphre, le sucre, &c.
Nous examinons ensuite lì la plante dont il s’agit peut être utile en médecine,de quelle façon on doit i’employer , íì c’est à l’intérieur ou à l’extérieur , &pour quelle maladie elle convient, à quelle dose on peut la porter, & sous quellesformules on peut la prescrire ; nous rapportons en outre les différens cas danslesquels on l'emploie , & quels effets il en peut résulter , c’est même - là la partiela plus intéressante de chaque article ; nous avons souvent fait usage des végétauxdans notre pratique médicale , & nous en expérimentons journellement les plusgrands succès ; nous ne pouvons assez recommander de les employer ; fans altérernotre tempérament , ils ne cessent de produire les plus heureux effets ; nous nousappliquons fur-tout à faire connaître les plantes que la nature a fourni à cha-,que pays pour le traitement des maladies qui y règnent. Pourquoi aller chercherdans les pays lointains des remedes moins efficaces que les indigènes par l’eípeced’analogie que ceux -ci peuvent avoir avec les tempéramens de ceux qui en feroientusage , & par la perte des vertus de çeux-là, occasionnée presque toujours par l’exhalai-son & les vapeurs qui s’élevent de la mer, & par le long laps de temps qui s’écouleavanc que de pouvoir nous parvenir ? Le Créateur infiniment sage & pourvoyant amis à portée de chacun de nous tout ce qui peut nous être utile , tant en état de ma-ladie que dans celui de santé ; nous ne nous contentons pas de considérer les plantescomme médicamens pour l’homme, nous examinons encore leurs vertus dans 1 arcvétérinaire, & quelle différence On peut apporter pour les doses, lorsqu’on les pres-crit aux animaux domestiques ; MM. Bourgelat, Vitet, l’Abbé Rosier, Lafoffe , nousont servi do guijoc j vr %ut* cet
Mais parmi les plantes, il ne s’en trouve qu’un certain nomore quicoav; t ai. S ntpuurles médicamens , d’autres s’emploient comme alimens , d’autres sont destinées à em-bellir notre séjour & à orner nos jardins, & il y en a enfin -qui font de laplus grande utilité dans les arts. Nous considérons dans cet ouvrage toutes les plantessous ces différens aspects , nous indiquons d’abord la maniéré de préparer celles quipeuvent nous servir comme alimens, soit dans ce continent, soit dans l’autre, ce quinous donne lieu d’entrer dans quelques détails fur différens arts concernant ces objets,tels que la boulangerie, la cuisine végétale, l’art de la distillation & du confiseur;tous ces arts nous sont, du moins pour la plupart, d’une utilité première; c’est aussides plantes dont on se sert pour la construction de nos bâtimens , de nos vaisseaux,de nos machines , pour la fabrique de nos meubles, pour nos habillemens, en un monil n’y a aucun art qui ne soit obligé d’y recourir ; nous considérons donc les plantesrelativement à tous leurs usages économiques, & nous n’omettons rien de ce qui peutfaire connoître à nos concitoyens tous les préfens que nous offre journellement le sou-verain Etre, tant pour notre subsistance, que pour celle des autres êtres animés qu’ila soumis à notre empire.
Combien ne fe trouve-t-il pas de plantes dans nos campagnes, que nous foulonsaux pieds, & qui, cultivées dans nos jardins, pourroient en devenir le plus belornement ? nous les tirons pour ainsi dire du mépris où elles sont, & nousengageons à chaque instant nos amateurs à en faire une culture particulière dansleurs parterres; nous leur indiquons en conséquence celles qui pourroient y mieuxfigurer ; une belle fuite d’orchides, ne l’emporte-t-elle pas fur les plus belles fleursde nos jardins? Aussi commence-t-on déja à s’appliquer à leur culture ; nous enavons vu un très-beau gradin à Saint - Germain, chez M. Trochereau.
D’où les dames peuvent - elles tirer de meilleurs parfums , d’essences plusexquises, de fards moins dangereux , d’eaux cosmétiques plils sûres , que desplantes? C’est dans ces mêmes plantes qu’elles trouvent ce qu’il y a de plus fiat-
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