8 PROSPECTUS.
Jardin Royal de Paris & à celui de Trianon ; ces différens objets forment îesujet de la premiere partie de cette Histoire générale, que nous divisons en deuxparties ; la premiere est uniquement destinée au discours, & la seconde comprendles planches , gravées d’après nature ; celle-ci se distribue déja , il en paroít actuel-lement trois centuries, & elle continuera à se distribuer pendant le courant decette année les suivantes ; quant à la premiere , nous la saisons auffi paroîtreà présent, sous format in-fol. pour ceux qui font l’acquisition des planches , &z/z-8 p . en saveur de ceux qui se contentent seulement du discours. Nous avonsfait précéder la distribution des planches , comme formant la partie de l’ouvragela plus longue , la plus dispendieuse , & la plus difficile à exécuter , pour nepoint occasionner de retard dans une entreprise de cette nature ; tout le mondesçait que dans tous les ouvrages de gravures le retard provient uniquement de lapart des Artistes.
Parmi les planches que nous distribuons, il fe trouve celles de l’Herbier d*Am-boine ; nous en avons fait l’aeqùifìtion dans l’intention où nous étions depuis près devingt ans, de publier ce vaste ouvrage ; nous avons cru ne pouvoir mieux faire qued’y faire entrer ces planches, fur lesquelles les plus grands Naturalistes ont portéun jugement des plus favorables, même M. Adanson dans ses familles des plantes,elles font d’ailleurs auffi belles & auffi entieres que si elles n’avoient jamais ététirées ; & cela n’est pas surprenant, le nombre d’exemplaires qu’on a publié dePHerbier d’Amboine est peu considérable ; pour donner plus de relief à ces plan-ches ; nous y ajoutons les noms triviaux de M. Ie Chevalier Linné, ceux de Rum-
phe & d’autres auteurs célébrés, ainsi que la plupart des noms françois & du pays;nous en faisons de même à l’égard des planches neuves que nous y ajoutons, & nouspouvons assurer qu’elles y font très-multipliées ; nous les faisons graver d’après nature,& d’après la collection peinte qui se trouve dans le Cabinet des Estampes duRoi, collection la plus belle du monde entier; nous avons choisi les meilleurs Gra-veurs pour les exécuter ; le sieur Lessard qui s’est toujours appliqué depuis plus devingt ans à graver des plantes & des animaux, & qui excelle dans ce genre de gra-vures, est un de ceux que nous avons employés par préférence; Madame Pinard,îa Merian de nos jours, & la digne éleve de Mademoiselle Basseporte, a bien vouluauffi honorer cette collection de ses desseins & même de ses gravures ; nous ne
pouvons Im o n m ~- -4 . jï r " — — i tTé r p n r f 1 s pprfnnnes
noue «nr tpmnigrap J’--—'vi’çiw orocurer nos planches enluminées ;
pour se conformer a leurs goûts , nous avons pris la réiolution de cnonir parmi UU s
différentes plantes gravées les plus curieuses & uniquement celles dont nous aurionsles originaux peints pour les faire enluminer, & les faire distribuer par cahier devingt-cinq , fous format grand in-folio ; nous avons grand foin que l’enluminure deces planches soit bien exécutée, de façon même à s’y méprendre , tant les plantesqui s’y trouveront représenteront la nature par leur forme & leur couleur.
Nous donnons à la fuite des planches , des listes alphabétiques , systéma-tiques, & en toutes langues, de toutes celles qui y font gravées, avec un renvoià l’article de la premiere partie qui traite de chacune d’elles ; nous terminonscette Préface, en invitant nos lecteurs à avoir quelque indulgence pour nous enle lisant, & à pardonner à notre zele pour le bien de l’humanité , les fautesdans lesquelles nous aurions pu tomber; la plupart des ouvrages que nous avons déjamis au jour, & que le Public a bien voulu agréer dans le temps, nous fonttout espérer de ses bontés ; avant que d’entrer en matière , nous en donnonsla liste ; nous y joignons encore le catalogue de la plupart des livres que nous avonsconsultés.
Depuis plus de vingt-cinq ans que nous nous proposons de donner une Histoiregénérale des Plantes, nous osons assurer que nous n’avons épargné ni fatigues, ni voya-ges , ni dépenses, pour parvenir à notre but ; nous osons auffi nous flatter que les Sou-verains, les Princes, les Amateurs, les Sçavans, les Médecins, les Physiciens & lesAgriculteurs, daigneront favoriser une pareille entreprise qui ne tend qu’au bien del’humanité ; certainement ils ne permettront pas que les recherches de toute notrevie demeurent infructueuses, ils nous soutiendront contre l’envie de nos ennemis,nous n’en pouvons nullement douter, après la protection dont ces grands hommes ontbien voulu honorer notre Traité Historique des Plantes de la Lorraines en contri-buant aux frais des planches qui s’y trouvent.
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