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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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DE NEW-YORK A PARIS.

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répondit-il. Ils ne nous ont pas pardonné notre ten-tative du Mexique. Et en ce qui me concerne person-nellement, jai saisi, pourquoi ne pas lavouer entrenous? des nuances détonnement qui vont jusquà ladésapprobation de ma nouvelle attitude. LAmériqueest allemande jusque dans ses moelles, et commenten serait-il autrement? Il y a certainement ici plusdAllemands que dAnglais, et aucun deux, en sedonnant une nouvelle patrie, na oublié lancienne.Tenez, depuis quon parle dune rivalité entre laFrance et lAllemagne, des gens qui habitent lAmé-rique depuis trois générations commencent à regarderde travers les Français, et soyez certain que beaucoupdentre eux abandonneront leur commerce, leur in-dustrie, leur situation, pour aller guerroyer contrenous, alors quils pourraient rester tranquillementici. La Patrie! Le Vaterland, comme ils disent... Aveccela, on va au bout du monde. Sil faut tout vousdire, je suis découragé, éteint, annihilé. Décidé-ment, jai mal fait de quitter Paris et de poser maplume.

Puis il sexcusa de ne pas me retenir à dîner. Ilnétait pas installé. Il était encore comme loiseau surla branche. Plus tard...

Je le quittai bouleversé, mais me refusant cepen-dant à partager ses désillusions et ses craintes. LaFrance battue, lEmpire disparu... Quelle folie! Il suffitdonc, me disais-je, dalfubler un homme desprit duncostume officiel pour en faire un trembleur!

Le lendemain matin, je descendais de ma chambre