DE NEW-YORK A PARIS.
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enfermée clans un couvent, où elle prie ce Dieu quis’est montré si cruel pour eux tous.
Nous eûmes toutes les peines du monde à obtenirpour le suicidé les prières de l’Église catholique. Lecuré de l’église Saint-Mathews n’ouvrit au cadavre lesportes de la paroisse qu’avec l’autorisation expresse dugrand-vicaire de Baltimore, suppléant son évêque alorsà Rome pour le Concile. Il prononça sur le cercueilune touchante oraison funèbre, dont le passage sui-vant fut très remarqué et très reproduit:
« Quelque extraordinaire, quelque peu chrétienneet même antichrétienne que paraisse la manière dontcette existence terrestre a été terminée, quelles quepuissent être les diverses opinions du monde à cetégard, et particulièrement à l’égard des sentimentsmoraux et religieux du défunt au moment terribleoù a fini sa vie, souvenons-nous qu’il ne nous appar-tient pas de porter un jugement sur cette affaire.
« Nul homme et nulle classe d’hommes n’ont ledroit de juger leur semblable après qu’il a quitté cettevie.
« L’Église elle-même, choisie par le Christ pourexpliquer ses doctrines et ses préceptes, pour veillersur ses institutions sacrées, ne prend pas sur elle decondamner une âme qui a pris son vol vers un autremonde, — parce que son autorité ministérielle nes’étend pas au delà de la tombe. »
Le lendemain des obsèques, les journaux annon-çaient la déclaration officielle de guerre entre laFrance et l’Allenjagne. Je n’avais plus rien à faire en