Buch 
Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
Entstehung
Seite
12
JPEG-Download
 

12 JOURNAL DUN OFFICIER DORDONNANCE.

Très sûr.

Cest étrange. Continuez.

Bref, le traité anglais ne ressemblait pas au traitéfrançais ; il nen était pas la traduction littérale.

Les Anglais avaient stipulé pour eux seuls toutessortes davantages particuliers, déclarant que nousétions des mercenaires à leur solde et quils sarran-geraient toujours avec nous.

Ces deux curieux papiers doivent se trouver quelquepart dans des archives publiques ou privées. En toutcas, je les ai tenus dans mes mains. Je laffirme, et jepasse outre sans plus amples commentaires.

La traversée du bras de mer qui sépare lIrlandede lAngleterre, le canal Saint-Georges, suffit à mereplonger en pleine Amérique. En Angleterre, onfaisait des vœux non dissimulés pour le succès desarmes allemandes.

Un jour viendra, jen ai la conviction et lespérance, les Anglais regretteront davoir laissé écraser desrivaux, depuis si longtemps résignés au rôle ingraldalliés de la Grande-Bretagne. Mais il ne faut pasdemander aux nations delà perspicacité, et, en ce moisdaoût 1870, cest un fait, les sujets de la reineVictoria navaient quune peur, cétait de nous voirà Berlin. Ils ont être vite rassurés.

Enfin, me voici en France. Il me semble quentouchant la terre natale je vais trouver un peupledebout, silencieux, calme, ayant conscience de cettegrande chose qui sappelle une guerre continen-tale, maîtrisant ses impressions et tout entier tendu