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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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14 JOURNAL DUN OFFICIER DORDONNANCE.

Rcichshofîen; pourquoi ni comment Bazaine, auxacclamations de la gauche de la Chambre, venaitdêtre nommé généralissime; pourquoi ni commentla gauche de la Chambre, dès nos premiers insuccès,avait commencé contre la dynastie impériale unelutte qui allait aboutir, grâce au désastre de Sedan, àla révolution de Septembre; pourquoi ni comment leministère Ollivier était tombé sous le poids des pre-mières calamités amenées par sa guerre; pourquoi nicomment lEmpereur, sans commandement et sansprestige, repoussé de Paris par la régente et de lafrontière par la Prusse, errait, pâle fantôme de Césardéjà à moitié découronné, entre sa capitale et lesavant-gardes ennemies ; pourquoi ni comment enfinle général Palikao avait accepté la mission difficile,patriotique, de former un cabinet, et jouissait mêmeauprès de la gauche dune certaine popularité.

Je nai rien vu de tout cela, et je ne raconte que ceque jai vu.

Une heure après mon arrivée à Paris, cétait le13 août, jétais chez le général comte de Palikao,ministre de la guerre, président du conseil. Javaisconsciencieusement employé cette heure à me pro-curer un uniforme, à méquiper de pied en cap, à metransformer en un mot en troupier présentable.

A ceux qui sétonneraient de voir un simple capi-taine de mobiles frapper avec assurance à la porte ducabinet du ministre, je rappellerai que, pendant lacampagne de Chine, il sétait établi entre le généralet moi des relations faites de condescendance quasi