14 JOURNAL D’UN OFFICIER D’ORDONNANCE.
Rcichshofîen; pourquoi ni comment Bazaine, auxacclamations de la gauche de la Chambre, venaitd’être nommé généralissime; pourquoi ni commentla gauche de la Chambre, dès nos premiers insuccès,avait commencé contre la dynastie impériale unelutte qui allait aboutir, grâce au désastre de Sedan, àla révolution de Septembre; pourquoi ni comment leministère Ollivier était tombé sous le poids des pre-mières calamités amenées par sa guerre; pourquoi nicomment l’Empereur, sans commandement et sansprestige, repoussé de Paris par la régente et de lafrontière par la Prusse, errait, pâle fantôme de Césardéjà à moitié découronné, entre sa capitale et lesavant-gardes ennemies ; pourquoi ni comment enfinle général Palikao avait accepté la mission difficile,patriotique, de former un cabinet, et jouissait mêmeauprès de la gauche d’une certaine popularité.
Je n’ai rien vu de tout cela, et je ne raconte que ceque j’ai vu.
Une heure après mon arrivée à Paris, c’était le13 août, j’étais chez le général comte de Palikao,ministre de la guerre, président du conseil. J’avaisconsciencieusement employé cette heure à me pro-curer un uniforme, à m’équiper de pied en cap, à metransformer en un mot en troupier présentable.
A ceux qui s’étonneraient de voir un simple capi-taine de mobiles frapper avec assurance à la porte ducabinet du ministre, je rappellerai que, pendant lacampagne de Chine, il s’était établi entre le généralet moi des relations faites de condescendance quasi