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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A TRAVERS PARIS.

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de la Franco les pompiers. Pompiers de ville, correclset élégants, pompiers de village accoutrés commedans les bals publics, avec des casques invraisembla-bles quon eût dit empruntés aux modèles de David, lepeintre des Grecs et des Romains. Quelques-uns de cesbraves gens, partis sans trop savoir pourquoi, deman-daient en arrivant à Paris : « est le feu ? » On leslogea dans les lycées. On dépensa quelque argent pourles nourrir et les solder, puis ils se dispersèrent, et onnen entendit plus parler. Puisque je parle dargent,je note pour mémoire le succès de lemprunt de750 millions, et celui de la souscription patriotiquede la presse française, ouverte sur linitiative du Gaulois,qui, en quelques jours, atteignit 1,500,000 francs.

Cependant Paris commençait à comprendre quillui faudrait soutenir un siège. Quant à en calculer ladurée, personne ne sy hasardait. Les plus optimistesne pouvaient penser que la capitale tiendrait aussilongtemps quelle le lit, et les plus pessimistes quelletiendrait aussi inutilement. Malgré lespoir placé surla tête de Bazaine, que tout le monde à ce momentregardait comme un héros, comme un grand général,et dont, depuis Gravelotte, on nentendait presque plusparler ; malgré la confiance quinspirait encore Mac-Mahon même après Reiehschoffen,il fallait soutiller envue d'un investissement possible. Les offres affluaientà lÉtat-major, et souvent je fus chargé de mener auministre du commerce chargé du ravitaillement, Clé-ment Duvernois, des marchands de grains ou debestiaux qui sétaient adressés au gouverneur. On sait