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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A TRAVERS PARIS.

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émeutiers firent feu de leurs revolvers, ün pompierfut tué. Un agent fut blessé et achevé par eux à coupsde botte. Une petite fille fut tuée d’une balle perdue.Eudes et Brideau, les chefs de ce joli monde, défenduspar M e Gatineau, furent condamnés à la peine de mort.Ils devaient être exécutés le 5 septembre au matin.La révolution du 4 septembre leur sauva la vie.

Cet attentat n’avait pas empêché d’ailleurs, à laChambre, MM. Ferry et Favre de réclamer l’armementgénéral des citoyens, avec une persistance et un entê-tement qui devaient, chez ces hommes d’État, survivreaux douleurs du siège, et qui nous valurent la Com-mune.

Me voici à cette date fatale : le 4 septembre.

C’était un samedi. Depuis la veille, le bruit couraitvaguement que Mac-Mahon avait subi un nouveaurevers. De Belgique on avait reçu des dépêches disantque la bataille devait être furieuse, car de toutes lesvilles frontières on télégraphiait qu’on entendait sanscesse une canonnade épouvantable; et depuis qua-rante-huit heures déjà les destinées de la Franceétaient réglées par le sort des armes.

A trois heures et demie, le général de Palikao mon-tait à la tribune de la Chambre et, sans préciser, annon-çait qu’une grande bataille avait eu lieu entre Sedanet Mézières, qu’elle avait donné lieu à des succès et àdes revers ; que Bazaine, sorti de Metz pour faire sajonction avec Mac-Mahon, avait été obligé d’y rentreraprès huit heures de combat; que le mouvement avaitéchoué, et que la situation était grave.